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Journalistes retenus en Indonésie : RSF réclame leur libération

Deux journalistes d’Arte ont été arrêtés il y a une semaine lors d’un reportage en Indonésie. Le président de Reporters sans frontières réclame leur libération immédiate.
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Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Thomas Dandois et Valentine Bourrat réalisaient pour Arte © Capture d'écran Reporters sans frontières)

Valentine Bourrat et Thomas Dandois deux journalistes de la chaîne Arte sont toujours détenus par la police indonésienne. Ils ont été arrêtés le 6 août en Indonésie alors qu’ils réalisaient un reportage sur les rebelles séparatistes de Papouasie. Ce mardi sur France Info, Reporters sans frontières lance un appel et son président, Chrisophe Deloire, appelle les autorités locales à les libérer au plus vite. 

"S’ils devaient rester plus longtemps en détention, cela constituerait une atteinte à la liberté de l’information" (Christophe Deloire, président de Reporters sans frontières)

L’Indonésie est 132e sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse. "Les journalistes étrangers sont interdits de reportage " dans la région de Papouasie où étaient Valentine Bourrat et Thomas Dandois, "la seule solution est d’être totalement suivi par des militaires ", explique Christophe Deloire.

Pas déclarés comme journalistes

Dans ce contexte, note Christophe Deloire, il est donc impossible de faire "son travail de manière indépendante ". Les deux reporters "d’Arte ne se sont pas annoncés comme journalistes, et c’est ce qui leur est reproché ". Mais il y a plus "périlleux ", selon le président de RSF, c’est que les autorités locales "ont organisé une conférence de presse où ils ont porté des accusations assez lourdes selon lesquelles les deux journalistes auraient été complices d’activité séparatiste ".

Il ajoute que le gouvernement indonésien empêche depuis "des décennies " que les journalistes travaillent librement en Papouasie. Il veut les empêcher d’aller interroger des mouvements séparatistes ou autonomistes. Il estime que vérifier l’identité des deux journalistes est normal, mais le fait de les garder plusieurs jours ne l’est pas. "S’ils devaient rester plus longtemps en détention, cela constituerait une atteinte à la liberté de l’information  ".

"S’ils devaient rester plus longtemps en détention, cela constituerait une atteinte à la liberté de l’information" (Christophe Deloire, président de Reporters sans frontières)
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