Médias : Geoffroy Lejeune, ex-directeur de la rédaction de "Valeurs actuelles", nommé à la tête du "Journal du dimanche"

Le personnel du "JDD" avait entamé jeudi une grève pour s'opposer à la nomination du journaliste d'extrême droite. Las, le groupe Lagardère a décidé de passer en force.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Geoffroy Lejeune, à Paris, le 25 avril 2019. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le groupe Lagardère a annoncé, vendredi 23 juin, la nomination de Geoffroy Lejeune, 34 ans, comme directeur de la rédaction du Journal du dimanche, alors même que ses équipes ont entamé une grève pour montrer leur opposition à l'arrivée du journaliste d'extrême droite, fraîchement débarqué de l'hebdomadaire Valeurs actuelles. Geoffroy Lejeune succède à Jérôme Béglé, lui-même nommé directeur général de la rédaction du magazine Paris Match, autre titre de Lagardère, dont l'absorption par Vivendi, le groupe du milliardaire ultra-conservateur Vincent Bolloré, vient d'être autorisée par Bruxelles.

Grève quasi-unanime

"L'aventure n'est pas terminée, nous nous retrouverons bientôt ailleurs", écrivait Geoffroy Lejeune sur Twitter, après son licenciement de Valeurs actuelles. Trois jours plus tard, la révélation par Le Monde de sa possible arrivée au Journal du dimanche y a déclenché une grève quasi-unanime, reconduite vendredi, quelques heures avant l'officialisation de sa nomination. La rédaction craint en effet un virage à droite pour le journal, désormais contrôlé par Vincent Bolloré, milliardaire aux opinions réputées ultra-conservatrices.

A la tête de Valeurs actuelles depuis 2016, Geoffroy Lejeune en a fait un soutien du candidat d'extrême droite Eric Zemmour à la présidentielle de 2022, sept ans après lui avoir consacré un livre dans lequel il le voyait élu. Alors qu'il dirigeait l'hebdomaire, il assumait une "volonté de conquête" idéologique, dans une interview publiée sur le site de l'Issep, l'école de sciences politiques cofondée par Marion Maréchal.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.