Procès des attentats de janvier 2015 : une atmosphère lourde pour le premier jour d'audience

Le procès des attentats de "Charlie Hebdo", Montrouge et l'Hyper Cacher s'est ouvert mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris. Les premiers jours d’audience sont consacrés aux témoignages des parties civiles.

France 3

Le procès historique des attentats de janvier 2015 s'est ouvert devant la cour d'assises spéciale de Paris, mercredi 2 septembre. "Le président de la cour d'assises a lu longuement le déroulé de ces attaques. On a senti l'émotion au sein des familles, replongées cinq ans plus tard dans l'horreur. Les plaies sont encore à vif, comme pour cette mère d'un dessinateur de Charlie Hebdo qui s'est levée en pleurs lorsque le président s'est trompé dans le prénom de son fils. Une atmosphère éprouvante pour tout ceux qui vont dès la semaine prochaine se présenter à la barre, pour raconter leur histoire", a déclaré la journaliste Nathalie Perez en duplex depuis le tribunal de Paris.

Un procès historique, contraint au respect des règles sanitaires

En raison des conditions très particulières dans lesquelles se tient ce procès hors normes, qui durera plus de deux mois et sera entièrement filmé, les accusés se présenteront masquées à la barre. Il sera donc impossible d'observer leurs expressions.

Pour rappel, quatorze personnes (mais seulement onze présentes) s'apprêtent à être jugées pour leur soutien logistique lors des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper Cacher les 7, 8 et 9 janvier 2015. Dès jeudi, les interrogatoires d'identité débuteront, ainsi que les enquêtes de personnalité de sept des accusés : Abdelaziz Abbad, Michel Catino, Mohamed-Amine Fares, Said Makhlouf, Miguel Martinez, Metin Karasular et Nezar Pastor Alwatik.

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Une des salles d\'audience, au premier jour du procès des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, à Paris, le 2 septembre 2020.
Une des salles d'audience, au premier jour du procès des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, à Paris, le 2 septembre 2020. (MARIE MAGNIN / HANS LUCAS / AFP)