Attaque à Paris : aurait-elle pu être évitée ?

L'attaque à l'arme blanche survenue à Paris vendredi 25 septembre aurait-elle pu être évitée ? Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a reconnu que le dispositif de sécurité près des anciens locaux de "Charlie Hebdo" avait été sous-évalué.

Les anciens locaux de Charlie Hebdo ne faisaient l'objet d'aucune surveillance lors de l'attaque du vendredi 25 septembre. Le lendemain, le bâtiment est gardé par des policiers lourdement armés. Y a-t-il eu un défaut de protection ? Alors que se tient au même moment le procès des attentats de 2015, le ministre de l'Intérieur reconnaît un manque de sécurité. "J'ai demandé au préfet de police de me dire pourquoi nous avons sous-évalué la menace dans cette rue", indique Gérald Darmanin le soir de l'attaque au JT de France 2.

Un type d'attaque "difficile à anticiper"

L'agresseur n'était ni fiché S, ni repéré comme potentiellement radicalisé. "Ces attaques sont faciles à organiser pour leurs auteurs, difficiles à anticiper pour les autorités parce que ce sont des individus isolés qui agissent seuls, en ayant intégré un mot d'ordre djihadiste que diffusent les organisations djihadistes et qui ne nécessitent quasiment aucun équipement", tempère cependant Hugo Micheron, chercheur à l'École normale supérieure, auteur du livre Le Jihadisme français. Quartiers, Syrie, prisons.

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Des policiers bloquent le périmètre autour de la rue Nicolas-Appert et du boulevard Richard-Lenoir, dans le 11e arrondissement de Paris, après une attaque à l\'arme blanche qui a fait deux blessés près des anciens locaux de \"Charlie Hebdo\", le 25 septembre 2020. 
Des policiers bloquent le périmètre autour de la rue Nicolas-Appert et du boulevard Richard-Lenoir, dans le 11e arrondissement de Paris, après une attaque à l'arme blanche qui a fait deux blessés près des anciens locaux de "Charlie Hebdo", le 25 septembre 2020.  (LAURENCE KOURCIA / HANS LUCAS / AFP)