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Loi Travail : 220 000 manifestants selon la CGT, 68 000 selon la police

La CGT, FO, FSU, Solidaires et trois organisations de jeunesse appellent à manifester deux fois cette semaine, mardi puis jeudi. 220 000 manifestants partout en France selon la CGT, 68 000 selon la police.
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Radio France
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  (Manifestation du 17 mai à Marseille © MaxPPP)

Des milliers de manifestants ont défilé mardi dans plusieurs villes de France pour une nouvelle journée de mobilisation contre le projet de loi travail, démarrée à l'aube avec des actions de routiers multipliant blocages et barrages filtrants. 

■ Paris : affrontements entre casseurs et service d'ordre

11.000 à 12.000 personnes ont participé à la manifestation selon la police, 55.000 selon la CGT. Partie de la place de l'Ecole Militaire, le défilé s'est dirigé vers Denfert-Rochereau. Mais en s'approchant de Montparnasse, l'ambiance bon enfant a tourné court. Des casseurs ont fait irruption en tête de cortège, rapporte France Bleu 107.1, et ont bloqué l'avancée de la manifestation. Face à face entre casseurs et CRS, des gaz lacrymogènes ont été lancés.

Place Denfert-Rochereau, de nouveaux heurts ont éclaté en amont de l'arrivée du cortège. Les CRS ont tenté d'évacuer la place, la plongeant dans une épaisse fumée irritante. Les affrontements ont duré une quinzaine de minutes avant que le cortège puisse enfin arriver au bout.

Les syndicats avaient renforcé leur service d'ordre après avoir été pris à parti, jeudi dernier, par des casseurs. Ils étaient cette fois plus nombreux et mieux équipés, avec des battes de baseball, des matraques et des pioches. Un équipement vu comme une provocation par de nombreux manifestants qui scandaient "S-O collabos." Des affrontements ont éclaté après la manifestation vers 18h. 

Avant le départ de la manifestation, huit personnes ont été interpellées pour port d'armes dans le cadre de la manifestation selon la préfecture de police de Paris. 

 

■ Nantes : entre 3.500 et 10.000 manifestants 

Le cortège a rassemblé à la mi-journée entre 3.500 (police) et 10.000 personnes (syndicats). Quatre jeunes manifestants ont été arrêtés par la police, selon France Bleu Loire Océan. 

Des incidents ont eu lieu entre manifestants et forces de l'ordre. Les CRS ont lancé des bombes lacrymogènes, des grenades assourdissantes en réponse à des jets de projectiles. Des poubelles ont été enflammées à Bouffay, le quartier historique, après le départ des syndicats de la manifestation. La Fnac de Nantes a notamment été prise pour cible, avec des vitres brisées et des tags sur la façade du bâtiment. 

■ Rennes : cortège sous haute surveillance

Après une manifestation sous haute surveillance dans le centre-ville de Rennes, les forces de l'ordre ont bloqué l'accès à certaines rues, des manifestants tentent de rejoindre les barrages routiers sur la rocade. Des opposants à la loi Travail mobilisés devant un centre commercial ont été encerclés par des CRS. Le parking et le centre commercial ont finalement été libérés. 

Des CRS protègent également la permanence du Parti socialiste, ciblée ce weekend par des casseurs. 

■ Bordeaux : défilé avec les dockers

A Bordeaux, la CGT revendique 4 à 5.000 participants à la manifestation. Une partie du cortège a prolongé le parcours initial pour se diriger vers les quais. Des affrontements ont eu lieu là aussi avec les forces de l'ordre.

■ Quimper et Morlaix : blocage des voies SNCF

A Quimper, les CRS ont bloqué l'entrée de la gare. Des manifestants ont occupé des voies SNCF, bloquant le trafic quelques dizaines de minutes, ce qui a entraîné l'immobilisation de deux trains. Idem à Morlaix, où la circulation des trains entre Guingamp et Brest a été perturbée.

■ Rouen : François Hollande accueilli par des manifestants

Le chef de l'Etat est arrivé peu après 10h00 dans l'agglomération Rouen, où la CGT a brûlé des pneus près du Zénith pour accueillir le président. Il doit visiter une entreprise pharmaceutique du Grand-Quevilly, Ethypharm, où les manifestants sont mobilisés. Des actions surveillées par les CRS.

Toulouse : la permanence d'un député PS murée

Le cortège dans le centre de Toulouse a rassemblé 2.300 personnes selon la police, 8.000 selon la CGT. Un peu plus tôt, ce mardi, des membres de la CGT ont muré la permanence du député socialiste de Toulouse, Christophe Borgel. Les manifestants ont posé des parpaings devant la porte. L’objectif était de faire de même pour la permanence de la députée PS Catherine Lemorton, également présidente de la commission des affaires sociales. Les forces de l’ordre étant présentes, seules des affiches ont été collées.

■ Saint-Etienne : manif en centre-ville

5.000 personnes ont défilé, selon les syndicats, 1.000 selon la police. Des opposants à la loi Travail ont tagué des vitrines en centre-ville.

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