Cet article date de plus de trois ans.

Linky : les maires en première ligne face aux refus des habitants

Publié
Durée de la vidéo : 2 min.
Linky : les maires en première ligne face aux refus des habitants
Article rédigé par
France Télévisions

À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), les réfractaires à Linky sont nombreux et n'hésitent pas à employer les grands moyens pour bloquer l'installation du compteur.

Bayonne (Pyrénées-Atlantique), agglomération du Pays basque, est devenue la capitale des anti-Linky. Philippe Capdeville est l'un de ses habitants farouchement opposés à l'installation de ces nouveaux compteurs électriques. En signe de résistance, il a cadenassé son propre compteur avec quatre verrous et laissé un message pour l'installateur. "Ils sont en train de nous changer des compteurs qui marchent, qui ont soixante ans de vie pour mettre des compteurs qui ne sont pas sûrs", se défend-il.

Pour Enedis, ce n'est qu'un report

Le mouvement anti-Linky a rapidement pris de l'ampleur dans la région. De nombreuses personnes ont envoyé des courriers au maire de Bayonne. "Je n'ai pas interdit Linky à Bayonne parce que je sais que cette décision aurait été illégale. Nous avons pu obtenir que ces compteurs ne soient pas installés dès l'instant où l'opposition formelle avait été manifestée", explique Jean-René Etchegaray, le maire. Résultat : dans une lettre adressée cet été, Enedis concède aux réfractaires et ceux qui le souhaitent, de ne pas être raccordés pour le moment. L'entreprise assure que cette décision notifiée aux habitants de Bayonne n'est pas définitive. "Il s'agit bien d'un report", déclare François Tillous, directeur territorial Enedis Pyrénées-Atlantiques. "Selon les anti-Linky bayonnais, environ 700 mairies en France auraient déjà pris position contre l'installation obligatoire de ces nouveaux compteurs connectés", rapporte Julien Cholin, en direct de Bayonne.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Eco / Conso

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.