Le groupe bancaire HSBC veut supprimer 35 000 emplois dans le monde

Cela représente 15% de ses effectifs, dont une partie seront des départs non remplacés.

Le bâtiment de HSBC dans le quartier de La Défense, à Paris, le 30 juin 2009. 
Le bâtiment de HSBC dans le quartier de La Défense, à Paris, le 30 juin 2009.  (LOIC VENANCE / AFP)

Il s'agit, selon la direction, d'une vaste réorganisation. Le directeur général par intérim du géant bancaire HSBC, Noel Quinn, a annoncé, mardi 18 février, l'intention du groupe de supprimer 15% de ses effectifs à l'échelle mondiale, soit 35 000 emplois, dans le cadre d'un plan de réduction drastique de ses coûts.

Une partie de cette baisse se fera naturellement via des départs non remplacés, a-t-il déclaré dans une interview à Bloomberg News, précisant que "notre objectif est de faire passer nos effectifs actuels de 235 000 à 200 000 au cours des trois prochaines années."

La banque britannique, qui engrange l'essentiel de ses revenus en Asie, est confrontée à de multiples défis, du ralentissement de la croissance de ses principaux marchés à la faiblesse des taux d'intérêt, en passant par la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne et désormais l'épidémie de coronavirus Covid-19.

Une refonte de ses activitiés 

Le plan annoncé mardi comprend également des cessions brutes de 100 milliards de dollars d'actifs, une réduction de sa banque d'investissement et une refonte de ses activités en Europe et aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, HSBC compte améliorer sa rentabilité en fermant environ un tiers de ses 224 agences et en ciblant uniquement une clientèle internationale et aisée. En Europe, l'établissement va réduire son activité commerciale et de recherche sur les actions pour se concentrer sur ses opérations sur le marché primaire.

Plus grande banque d'Europe par les actifs, HSBC a aussi annoncé mardi une chute d'un tiers de son bénéfice imposable en 2019, à 13,35 milliards de dollars (12,32 milliards d'euros), un niveau nettement inférieur aux prévisions des analystes, qui attendaient 20,03 milliards.

Même si elle compte réinvestir une partie des sommes économisées, la banque va mettre en place un nouveau plan d'économies de 4,5 milliards de dollars pour ramener sa base de coûts à 31 milliards de dollars ou moins en 2022.