Le FMI a annoncé qu'il n'excluait pas une récession au niveau mondial, face à un possible retournement de l'activité.

Le directeur Europe au Fonds monétaire international, Antonio Borges, a annoncé mercredi : "Nous tablons toujours sur une croissance en 2012, même très modeste, mais l'activité pourrait se retourner. Un risque de récession n'est donc pas à exclure."

(ERIC PIERMONT / AFP)

Le directeur Europe au Fonds monétaire international, Antonio Borges, a annoncé mercredi : "Nous tablons toujours sur une croissance en 2012, même très modeste, mais l'activité pourrait se retourner. Un risque de récession n'est donc pas à exclure."

Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, Antonio Borges a souligné que les pays européens devaient changer leurs politiques économiques. Il précise tout de même que certains pays peuvent adopter une attitude plus sereine.

Selon le FMI, il est plus que temps de trouver une solution durable à la crise de la dette souveraine en zone euro. M. Borges a reconnu que la confiance des marchés s'était érodée au cours de l'été, ce qui pesait sur les prévisions mondiales de croissance.

Le 20 septembre, dans son rapport d'automne, le Fonds monétaire international prédisait le maintien d'une croissance lente dans le monde. Il tablait alors sur une croissance de 4,0% en 2011 et 2012 dans le monde, contre 4,3% et 4,5% respectivement dans ses précédentes prévisions.

Pour 2011, le FMI se montrait déjà particulièrement inquiet pour l'Occident où les prévisions avaient déjà été revues à la baisse par rapport à juin, notamment aux Etats-Unis (croissance de 1,5% en 2011 contre 2,5% en juin). Les prévisions avaient également été revues à la baisse pour l'Europe (1,6% pour la zone euro, dont 1,7% pour la France) et le Canada (2,1%).

L'avertissement lancé par le FMI mercredi à Bruxelles survient aux lendemain de propos inquiétants du président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke, sur la conjoncture économique aux Etats-Unis. Selon lui, la reprise de l'économie américaine est actuellement "proche de fléchir". Il a également souligné la veille qu'il comprenait les inquiétudes des indignés de Wall Street.