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La Bourse de Milan a ouvert en hausse jeudi, rebondissant comme les autres places européennes après plusieurs baisses

Dans les premiers échanges, l'indice vedette, le FTSE Mib, qui a chuté depuis le début de la semaine, prenait 1,10% à 17.193 points. Le chef du gouvernement italien a pris la parole mercredi après-midi à la Chambre des députés, pour plaider en faveur d'un plan d'action qui relancerait la croissance dans la péninsule.
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France Télévisions Rédaction Culture
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Berlusconi lors d'une session parlementaire em mars 2011 (Xinhua Motimex)

Dans les premiers échanges, l'indice vedette, le FTSE Mib, qui a chuté depuis le début de la semaine, prenait 1,10% à 17.193 points. Le chef du gouvernement italien a pris la parole mercredi après-midi à la Chambre des députés, pour plaider en faveur d'un plan d'action qui relancerait la croissance dans la péninsule.

Silvio Berlusconi a assuré que "les fondamentaux de l'économie italienne sont solides", appelant à réagir avec "fermeté" mais "sans suivre la nervosité des marchés". Il a en revanche admis la nécessité d'un "plan d'action immédiat" pour relancer la croissance alors que l'économie italienne a enregistré une croissance atone de 0,1% au premier trimestre mais les experts ont déploré un manque de mesures concrètes.

Le Cavaliere a lancé un appel aux partenaires sociaux et à l'opposition pour qu'ils collaborent à la définition de mesures sur la fiscalité, la libéralisation du marché du travail ou les incitations à l'investissement.

Des réactions mitigés
Chiara Corsa, économiste de la banque UniCredit, craint que "les marchés ne soient pas rassurés" par le discours de M. Berlusconi qui ne contient "pas beaucoup de mesures concrètes".

L'éditorialiste du quotidien économique Il Sole 24 Ore, Stefano Folli, a parlé d'une "occasion manquée", le discours du Cavaliere n'ayant pas assez fait sentir "l'urgence de la réalité". "Trop d'optimisme de circonstance, trop de références génériques aux réformes (les éternelles réformes toujours évoquées et jamais mises en oeuvre). En deux mots, trop de rhétorique et peu de +pathos+", a noté l'expert.

Ce discours "ne contenait rien de spécifique pouvant faire changer le sentiment du marché", a confirmé Fabio Fois, économiste de Barclays Capital dans une note.

Malgré l'adoption mi-juillet d'une sévère cure d'austérité, les investisseurs craignent toujours une contagion de la crise de la dette à l'Italie en raison de son énorme dette (environ 120% de son PIB), d'une croissance atone et de l'incertitude pesant sur l'avenir du gouvernement.

Les investisseurs surveilleront de près dans la journée la réunion de la Banque centrale européenne, dans l'attente de tout commentaire quant à une éventuelle réouverture du programme d'achats de titres d'Etat par l'institution de Francfort, un programme à l'arrêt depuis plusieurs semaines.

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