Cet article date de plus de cinq ans.

L'Etat apporte 3 milliards d'euros pour renflouer EDF

L'Etat va contribuer à une augmentation de capital d'EDF à hauteur de 3 milliards d'euros pour sauver l'électricien lourdement endetté. De son côté, EDF annonce de nouveaux efforts pour se redresser financièrement.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (EDF, endetté, prévoit de réduire davantage ses coûts et ses investissements en échange d'une augmentation de capital © MaxPPP)

L'Etat français, actionnaire à près de 85% d'EDF, vole au secours de l'électricien pour qu'il tienne le choc provoqué par la chute des prix de l'électricité en Europe. L'Etat va donc puiser dans ses caisses pour injecter 3 milliards d'euros, lors d'une prochaine augmentation de capital portée au total à 4 milliards d'euros.

Les ministères de l'Economie et des Finances ont confirmé cette décision prise lors d'un conseil d'administration qui s'est tenu ce vendredi après-midi. Le gouvernement indique également qu'il accepte de recevoir ses dividendes en actions plutôt qu'en numéraire, pour les exercices 2016 et 2017 du groupe afin qu'il évite de puiser dans sa trésorerie.

EDF promet une baisse des coûts et des investissements

De son côté, EDF va durcir son plan d'austérité annoncé en début d'année. Il prévoit de réduire ses coûts d'un milliard d'euros en 2019, bien plus que les 700 millions envisagés pour 2018. Le géant de l'électricité va également réduire de 2 milliards d'euros les investissements prévus entre 2015 et 2018. La dernière grande mesure annoncée consiste à céder 10 milliards d'euros d'actifs divers, dont une partie des actions du Réseau de transport d'électricité, le gestionnaire des lignes à haute tenssion, filiale à 100% d'EDF. Autrement dit, il va ouvrir le capital de RTE d'ici fin 2016.

Pour autant, le grand projet de construction de deux réacteurs nucléaires à Hinkley Point, en Grande-Bretagne, estimé à 24 milliards d'euros, n'est pas remis en question. EDF a cependant décidé de retarder le lancement des travaux de plusieurs mois face à la contestation des syndicats et d'une grande partie du personnel. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.