La croissance devrait ralentir en 2023 en France, l'inflation aussi

L'Insee s'attend à une consommation des ménages en repli, ce qui expliquerait le coup de frein de l'activité.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min
Une allée vide dans un supermarché Super U en Pays-de-la-Loire, le 8 juin 2023. (MATHIEU THOMASSET / HANS LUCAS / AFP)

Un net ralentissement pour la croissance. L'économie française devrait progresser de 0,6% en 2023, en baisse par rapport à la hausse de 2,5% en 2022, en raison notamment des prix qui resteront élevés même si l'inflation recule, a annoncé l'Insee, jeudi 15 juin. Cette prévision est similaire à celle de la Banque de France mais plus pessimiste que celle du gouvernement (1%).

La hausse des prix à la consommation devrait ralentir à 5% en moyenne annuelle, contre 5,2% en 2022, a précisé l'Institut national de la statistique, en présentant pour la première fois ses prévisions annuelles. L'Institut s'attend ainsi à une consommation des ménages en repli de 0,2% (après +2,1% en 2022), ce qui expliquerait le coup de frein de l'activité, alors que cette consommation des ménages contribue habituellement à faire tourner l'économie française.

Une inflation élevée malgré un reflux

Autre maillon faible : les investissements des ménages, dans l'immobilier notamment, tout comme ceux des entreprises, marqueraient le pas, sous l'effet de taux d'intérêts élevés après le resserrement monétaire musclé opéré par la Banque centrale européenne (BCE) pour juguler l'inflation. Il y a "cette inflation qui pèse sur la demande intérieure, et puis les premières conséquences du resserrement monétaire sur l'économie réelle", a résumé Julien Pouget, chef du département de la conjoncture de l'Insee, lors d'une conférence de presse. Car "l'inflation (...) reste relativement élevée, même si elle a amorcé un reflux", a-t-il ajouté.

La hausse des prix à la consommation était de 6% sur un an en janvier puis avait commencé à ralentir en mai à 5,1%. Le repli devrait se poursuivre jusqu'en décembre, où l'inflation s'établirait à 4,4%, à la faveur notamment d'une forte accalmie des prix de l'énergie, qui s'étaient envolés après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Surtout, la hausse des prix dans l'alimentation connaîtrait un net ralentissement, sans forcément baisser, grâce au reflux des cours des matières premières agricoles et de l'énergie.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.