Alimentation : la hausse des prix se fera "autour de 10% à partir de début mars", assure la Fédération du commerce et de la distribution

A la veille de la fin des discussions annuelles entre producteurs et distributeurs, Jacques Creyssel, le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution annonce que "les négociations sont terminées pour les PME". Jacques Creyssel indique que la hausse des prix sera autour de "10% à partir de début mars".
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Un panier dans un supermarché à Balma en Haute-Garonne. (Photo d'illustration) (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"Les négociations sont terminées pour les PME largement françaises", assure ce mardi sur franceinfo Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution, à la veille de la fin des discussions annuelles entre producteurs et distributeurs. Ces négociations sur les tarifs dans les grandes surfaces doivent en effet être conclues au plus tard mercredi soir, mais d'ores et déjà Jacques Creyssel indique que la hausse globale des prix se fera autour "de 10% à partir de début mars". "Ces hausses vont s'étaler dans le temps jusqu'à l'été, au fur et à mesure du renouvellement des stocks", ajoute-t-il.

>> INFOGRAPHIES. Panier de courses franceinfo : Le prix de nos 37 produits du quotidien en forte augmentation en janvier, découvrez la situation dans votre département

Elles viendront s'ajouter à l'inflation alimentaire qui avoisine les 15%. Ces augmentations concerneront de nombreux produits du quotidien, selon le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution, qui liste "les produits alimentaires, certains produits de droguerie, de parfumerie et d'hygiène". Dans ce contexte, et pour soutenir le pouvoir d'achat des consommateurs, Jacques Creyssel indique que "toutes les enseignes vont devoir répercuter ces hausses", et ce "de manière responsable".

"On va essayer au maximum, avec des opérations promotionnelles, de lutter contre l'inflation et limiter ces hausses mais ces hausses seront indispensables."

Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution

à franceinfo

Les grandes marques pointées du doigt

Jacques Creyssel regrette par ailleurs que les négociations soient "plus compliquées avec les grandes marques" qu'ils accusent de chercher "à imposer un bras de fer avec des positions totalement injustifiées, des hausses de 15-16% en moyenne". Il juge un tel scénario "impossible" dans le cadre de cette "période difficile en termes de pouvoir d'achat" et en appelle donc à "leur sens de la responsabilité collective".

Le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution compare ainsi la position des grands industriels et pointe du doigt la position de ces grandes marques, comme "Nestlé, Unilever et Coca", qui "font des bénéfices gigantesques, autour de 12-15% de marge nette" et qui malgré cela "ne veulent absolument pas participer à l'effort" réclamé par le gouvernement. Il considère qu'il existe cela dit "peu" de moyens coercitifs pour peser sur ces grands industriels : "Ils savent très bien qu'ils ont des produits considérés comme indispensables, que si ces produits ne sont pas disponibles dans nos rayons le client va changer de magasin pour les retrouver", précise-t-il.

Jacques Creyssel craint donc que sans effort de la part de ces grandes entreprises, on assiste à "une baisse de la consommation" et notamment "des produits alimentaires frais, ce qu'on constate déjà dans nos magasins". Pour le délégué général de la FCD, cela risque de peser in fine sur "les agriculteurs" : "Quand on augmente les prix des produits non-alimentaires, automatiquement, ça réduit l'argent disponible pour acheter de l'alimentaire, et notamment les produits agricoles frais."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Inflation 2023

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.