Suppression de postes chez Airbus : les syndicats craignent "des pertes de compétences"

Les syndicats d'Airbus Group vont rencontrer mardi le patron du groupe, Tom Enders, pour faire part de leurs inquiétudes quant au plan de licenciements en Europe et la fermeture du site de Suresnes.

Logo Airbus Group (photo d\'illustration).
Logo Airbus Group (photo d'illustration). (REMY GABALDA / AFP)

Le patron d'Airbus Group, Tom Enders, reçoit mardi 10 janvier les représentants syndicaux à 10 heures au siège du groupe à Toulouse-Blagnac. Les syndicats ont souhaité cette rencontre pour exposer leurs interrogations au sujet d'un plan de suppression de 1 164 postes en Europe. La fermeture du site de Suresnes (Hauts-de-Seine) cristallise leurs inquiétudes.

Invité sur franceinfo, Patrick de Percin, le délégué central CFE-CGC chez Airbus Group estime qu'en fermant le site de Suresnes et en ramenant une partie de l'effectif à Toulouse, "il y a des pertes de compétences potentielles". Patrick de Percin se dit "conscient" des économies à faire, mais il souhaite "avoir une vision de comment vont se faire les changements".

Une trop grosse charge de travail, selon les syndicats

Si le solde pour les établissements de Toulouse est positif, Patrick de Persin estime que "c'est l'arbre qui cache la forêt". Il évoque le précédent plan de suppression de 7 900 postes en 2007, qui s'était fait sans aucun licenciement. Selon le délégué central CFE-CGC "tout ce qui était promis pour automatiser le travail n'est pas là, explique-t-il. Du coup, on a un nombre d'intérimaires fantastique et des gens qui croulent sous la charge. On a enlevé des gens, mais on n'a pas enlevé la charge." Les syndicats doivent répéter mardi matin à Tom Enders qu'ils ne veulent pas entendre parler de licenciements secs.