Sous-marins : "La manière dont la France a été presque humiliée publiquement est inacceptable", réagit Geoffroy Roux de Bézieux

Le président du Medef considère que "les Américains ont décidé que leur avenir était face à la Chine (...) et que l'Europe compte peu ou compte moins."

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Radio France
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 (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS)

"Il y a une conséquence industrielle : c'est une mauvaise nouvelle pour Naval Group mais ça ne va pas le mettre par terre. Ensuite, il y a la forme. Il y a des moyens de sortir d'un contrat. Là, la manière dont la France a été traitée, presque humiliée publiquement, est inacceptable", a réagi Geoffroy Roux de Bézieux, mardi 21 septembre sur France Inter, après l'annulation par l'Australie d'une commande de sous-marins français. Pour le président du Medef, le plus important, c'est "le fond" : "Les Américains ont décidé que leur avenir était face à la Chine (...) et que l'Europe compte peu ou compte moins."

Selon lui, c'est aux Européens "et donc à la France et à l'Allemagne en réalité", de décider de ce qu'ils veulent faire pour assurer leur sécurité : "On parle beaucoup de défense européenne mais il faut être réaliste, poursuit-il, On est 27 avec des pays qui sont face à la Russie ou qui subissent la menace russe, on n'aura donc pas de défense européenne. La défense européenne aujourd'hui c'est la France, c'est la France qui se bat au Sahel et c'est elle, la première armée d'Europe."

Repenser les "alliances de défense" de l'Europe

Un constat qui amène Geoffroy Roux de Bézieux à poser la question du rôle de l'Allemagne et d'"une autre manière de penser nos alliances de défense. En réalité, la balle est dans le camp de l'Europe." Concernant la réaction d'Emmanuel Macron de protester après l'annulation par l'Australie d'une commande de sous-marins français, pour Geoffroy Roux de Bézieux, c'est la bonne attitude : "On ne peut pas assumer d'être vassalisés par l'une ou l'autre puissance. Il faut que l'Europe s'affirme."

Enfin, à la question de savoir si les Américains sont toujours nos alliés, le président du Medef explique que la France a plus en commun avec les Etats-Unis qu'avec la Chine "concernant nos valeurs". Et le président du Medef d'ajouter : "On ne surveille pas notre population ou nos journalistes et on ne réprime pas nos manifestants. On a donc des valeurs communes mais on a des intérêts qui sont différents et il faut en être conscients."

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