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Reprise d'Ascoval : "C'est un ouf de soulagement" mais "le plus dur est devant nous", réagit un syndicaliste CGT

L'aciérie Ascoval de Saint-Saulve est reprise par British Steel, sur décision du tribunal de Strasbourg jeudi. Le sidérurgiste britannique sauve l'emploi des 270 salariés, et présente un projet "sérieux" pour Nacim Bardi, délégué syndical CGT.  

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Radio France
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Nacim Bardi, délégué syndical CGT de l'aciérie Ascoval, le 3 avril 2019 à Saint-Saulve (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

"C'est un ouf de soulagement", a réagi jeudi 2 mai sur franceinfo Nacim Bardi, délégué syndical CGT de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), dont la reprise a été confiée au sidérurgiste britannique British Steel par le tribunal de Strasbourg.

"On est passés par tellement d'émotions depuis quelques années. Maintenant, on est repris, et j'espère pour longtemps", a poursuivi Nacim Bardi. Avec cette reprise, British Steel sauve l'emploi des 270 salariés de l'aciérie.

La production à l'arrêt jusqu'au 13 mai

Le projet du groupe britannique "est sérieux", a estimé le délégué syndical, mais "le plus dur, maintenant, est devant nous". "L'important, c'est de remplir un carnet de commandes", a-t-il souligné. Or, "le carnet est vide" : faute de nouvelles commandes, la production d'Ascoval est à l'arrêt jusqu'au 13 mai.

Pour l'instant, on n'a pas beaucoup de travail ici. D'ici un an, on espère retrouver une vitesse de croisière assez stable

Nacim Bardi

à franceinfo

Selon lui, "ce qui est compliqué, c'est qu'il y aura un temps d'adaptation pour les salariés mais aussi pour l'outil de production", British Steel étant spécialisé dans les produits dits "longs carrés" alors qu'Ascoval était jusque-là spécialisé dans les produits "longs ronds". "On est capables de le faire, on a tout le temps surmonté les défis", a souligné le délégué CGT.

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