Nord : la justice confie la reprise de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve à British Steel

Le deuxième groupe sidérurgique au Royaume-Uni faisait figure de favori pour la reprise de l'usine, qui emploie 270 personnes.

Des salariés de l\'usine Ascoval de Saint-Saulve (Nord), le 19 décembre 2018.
Des salariés de l'usine Ascoval de Saint-Saulve (Nord), le 19 décembre 2018. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Quelques heures avant la décision, Nicolas Lethellier, délégué CGT, vantait les mérites d'un "connaisseur de l'acier avec un projet cohérent". Le tribunal de Strasbourg a confié la reprise de l'aciérie Ascoval au britannique British Steel, deuxième groupe sidérurgique du Royaume-Uni, qui faisait figure de favori dans ce dossier. L'usine, située à Saint-Saulve (Nord), emploie 270 salariés.

Créée en 1975 par Vallourec et devenue Ascoval en 2017, l'aciérie fabrique des tubes d'aciers spéciaux. Elle attendait un repreneur depuis la liquidation judiciaire, en février 2018, du groupe Asco Industries, auquel le sidérurgiste Vallourec avait cédé 60% de l'usine.

Des salariés vont attaquer Vallourec en justice

Le premier plan de restructuration avait été annoncé en 2015 par Vallourec. Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, avait assuré devant les salariés de l'usine de Saint-Saulve qu'il n'y aurait "aucune fermeture de site et aucun départ contraint".

Au sein de l'usine, entre 240 et 250 salariés se sont regroupés en association, Des hommes d'acier, pour "attaquer Vallourec pour préjudice moral". "Ils nous ont laissé tomber depuis 2014", accuse son président, Marcel Dewaulle.