Coupe du monde : au Qatar, des ouvriers sont privés de salaires

Le Qatar va accueillir la Coupe du monde de football en 2022. Amnesty International s'alarme sur le sort des ouvriers qui travaillent actuellement sur les chantiers.

FRANCE 3

Avec ses canaux artificiels et ses gratte-ciels modernes, la future ville de Lusail promet d'être la vitrine du Qatar pour la Coupe du monde de football en 2022. Pour réaliser ce projet de 45 milliards de dollars, des milliers d'ouvriers asiatiques sont à l'oeuvre sous un soleil de plomb et, pour certains, parfois sans toucher de salaire, dénonce aujourd'hui ce rapport d'Amnesty International. "Les ouvriers interrogés par Amnesty ont des arriérés de salaires allant de 1 200 € à 2 100 €. Il y a même un ouvrier à qui 21 000 € sont dus, après dix ans de travail ", indique le document.

Aucune indemnisation prévue

Pendant longtemps, l'entreprise visée, Mercury MENA, a entretenu l'espoir de ses ouvriers. En janvier 2017, la société promettait de régler le problème rapidement. Presque deux ans plus tard, les rémunérations n'ont toujours pas été versées. Pour éviter un nouveau scandale, l'État qatari a récemment rompu son contrat avec Mercury MENA, mais aucune indemnisation pour les ouvriers lésés n'a été prévue.

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Des ouvriers sur le chantier du stade Al-Wakrah, à Doha (Qatar), en construction pour la Coupe du monde de football organisée en 2022 dans le pays.
Des ouvriers sur le chantier du stade Al-Wakrah, à Doha (Qatar), en construction pour la Coupe du monde de football organisée en 2022 dans le pays. (RAMIL SITDIKOV / SPUTNIK / AFP)