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Bercy veut "une phase de négociation" sur l'usine Alstom de Belfort

Le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge a été reçu au ministère de l'Economie à propos de l'annonce de la fermeture du site de production de trains historique.

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 Christophe Sirugue, avant qu'il ne soit secrétaire d'Etat à l'Industrie, le 3 mai 2016, à l'Assemblée nationale. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Le ministre de l'Economie, Michel Sapin, et son secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, ont tenté d'argumenter avec le patron d'Alstom. Ils ont demandé jeudi 8 septembre au PDG Henri Poupart-Lafarge, "d'engager une phase de discussion et de négociation" avant "toute décision définitive" sur l'usine de Belfort.

Le patron d'Alstom a été convoqué à Bercy après l'annonce par le constructeur ferroviaire de l'arrêt de sa production de trains à Belfort d'ici deux ans, à cause d'une pénurie de commandes. Le ministre et son secrétaire d'Etat "lui ont fait part de leur incompréhension du caractère soudain et non concerté de cette annonce", selon un communiqué de Bercy.

Bercy demande un "dialogue social exemplaire"

"Les ministres ont demandé à M. Poupart-Lafarge, avant toute décision définitive, d'engager une phase de discussion et de négociation avec l'État, les partenaires sociaux, les élus locaux et l'ensemble des parties prenantes", ajoute le ministère. Les deux membres du gouvernement "ont insisté (...) pour qu'Alstom s'inscrive dans un dialogue social exemplaire et transparent avec les organisations syndicales", qui seront reçues "dès le début de la semaine prochaine" par Christophe Sirugue, "ainsi que les élus locaux".

Alstom a décidé de transférer les activités d'ingénierie et de production de son site de Belfort vers celui de Reichshoffen (Bas-Rhin) d'ici à 2018. L'entreprise, qui ne prévoit ni la fermeture du site, ni un plan social, s'est engagée à soumettre aux 400 salariés concernés "une proposition de transfert, s'ils le souhaitent" vers ses autres usines dans l'Hexagone.

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