"Inopportune, injuste et infondée" : ce que Hollande disait de la TVA sociale en 2012

Le chef de l'Etat a regretté d'avoir supprimé la TVA sociale de Nicolas Sarkozy dans un livre d'une journaliste du "Monde", publié mercredi 2 septembre. 

Le président de la République, François Hollande, le 20 juillet 2015 à l\'Elysée.
Le président de la République, François Hollande, le 20 juillet 2015 à l'Elysée. (MAXPPP)

Si c'était à refaire, "je ne serais pas allé aussi loin". Dans Le stage est fini (Albin Michel), le livre de la journaliste Françoise Fressoz publié mercredi 2 septembre, François Hollande fait l'inventaire de son quinquennat"J'aurais gardé l'augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu'il nous avait laissé", concède notamment le chef de l'Etat à propos de la TVA sociale voulue par son prédécesseur. L'aveu a été commenté avec ironie par la droite sur Twitter.

Mais que disait François Hollande sur la taxe au moment de son entrée en vigueur ? Retour en 2012. 

6 janvier 2012 : une mesure "inopportune, injuste et infondée"

Lors d'une intervention télévisée, le chef de l'Etat de l'époque, Nicolas Sarkozy, annonce vouloir instaurer une exonération des charges patronales sur les salaires compris entre 1,6 et 2,1 fois le Smic. En contrepartie, il explique vouloir relever de 1,6 point le taux de TVA, passant de 19,6% à 21,2%.

François Hollande tire à boulet rouge sur la mesure. Elle n'est "pas applicable" et n'a "pas de sens", affirme-t-il dans les pages du Monde. Sur Twitter, il la qualifie de mesure "inopportune, injuste et infondée".

5 avril 2012 : "Si vous ne voulez pas payer la hausse de la TVA, votez pour nous"

François Hollande, alors candidat à la présidentielle, s'engage à supprimer la TVA sociale s'il est élu, notamment lors d'un meeting à Narbonne en avril 2012. 

2 mai 2012 : "Vous inventez une taxe nouvelle sur les Français"

François Hollande fait de la suppression de la taxe un cheval de bataille, qu'il martèle jusqu'à la fin de sa campagne. "Vous inventez une taxe nouvelle sur les Français qui va prélever sur leur consommation, affaiblir la croissance (...), pour donner un cadeau supplémentaire aux entreprises de services", fustige-t-il, lors du débat d'entre-deux-tours qui l'oppose à Nicolas Sarkozy.