Prime Macron : les entreprises qui disent non

Alors que le président a encouragé les entreprises à verser à leurs salariés une prime exceptionnelle défiscalisée et exonérée de charges sociales, France 2 dresse un premier bilan de cette opération.

FRANCE 2

Des salariés amers. Ils réclament la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat. Leur entreprise, STMicroelectronics, ne l'a pas versée. Une prime voulue par le chef de l'État, défiscalisée jusqu'à 1 000 euros. Un technicien, 1 700 euros par mois, espérait bien la toucher. "Je suis à découvert tous les mois, ça m'aurait permis de mettre du beurre dans les épinards", dit-il. Surtout que l'entreprise engrange des bénéfices : plus d'un milliard d'euros l'an dernier.

Les actions se sont multipliées

L'entreprise, qui n'a pas souhaité s'exprimer, a proposé une forme de prime pour augmenter l'intéressement : 300 à 800 euros en fonction des salaires. Mais les syndicats l'ont refusée en espérant obtenir plus. Les négociations restent ouvertes. En France, les actions se sont multipliées pour obtenir cette prime, comme chez Dunlop, Veolia ou Apple. Des mobilisations qui, souvent, ont payé. D'autres entreprises l'ont accordée très vite : Total, 1 500 euros ; L'Oréal et Hermès : 1 000 euros ; Castorama : 300 euros.

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Emmanuel Macron, le 7 mars 2010, à Greoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence). 
Emmanuel Macron, le 7 mars 2010, à Greoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence).  (CHRISTOPHE SIMON / AFP)