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La réforme sur le prélèvement à la source pourrait tomber à l'eau selon le résultat de l'élection présidentielle

La mise en place du prélèvement à la source, initiée par François Hollande, pourrait être abandonnée selon le résultat de l'élection présidentielle. Tour d'horizon des principaux engagements des candidats. 

Article rédigé par France Info
Radio France
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Le ministère de l'Economie à Paris. (MaxPPP)

Il est possible de remplir sa déclaration de revenus sur Internet à partir de ce mercredi. Cette année, la déclaration va permettre à l'administration fiscale de déterminer quel taux d'imposition vous attribuer l'an prochain, à l'occasion de la mise en place du prélèvement de l'impôt à la source. Pour le ministère de l'Économie et des Finances, le prélèvement à la source entrera bien en vigueur le 1er janvier prochain : une campagne de publicité est d'ailleurs diffusée en ce moment dans la presse et à la télévision pour familiariser les Français à l'idée. 

Il est favorable

Parmi les candidats à l'élection présidentielle, seul Benoît Hamon a clairement dit qu'il mettrait en place le prélèvement à la source, combiné avec le revenu universel.

Ils sont contre

Parmi ceux qui y sont opposés, Jean-Luc Mélenchon pour qui ce n'est pas le rôle des entreprises et des employeurs de recouvrer l'impôt, mais celui de l'Etat. S'il est élu, il entend abandonner le projet de prélèvement à la source.

Même chose pour François Fillon, pour qui la mesure est trop complexe à mettre en oeuvre pour les entreprises. Marine Le Pen pointe aussi la complexité de la réforme, et un manque de confidentialité dans la mesure où les employeurs connaîtront le taux d'imposition de leurs salariés.

Il est sceptique

Emmanuel Macron dit de son côté craindre des "loupés techniques". Il préfère d'abord une expérimentation, avant peut-être de généraliser ce type de prélèvement.

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