Logement social : le gouvernement hausse le ton contre les mauvais élèves

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Logement social : le gouvernement hausse le ton contre les mauvais élèves
France 3
Article rédigé par
L.Nahon, T.Cuny, C.Gillard, C.Verove, K.Adda-Rezig, B.Poulain, J.Louradour, S.Guibout, V.Piffeteau,C.de Chassey - France 3
France Télévisions

Une ville sur deux est concernée par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) de 2000. Le gouvernement estime que les communes ne construisent pas suffisamment de logements sociaux. 

Le gouvernement durcit le ton envers les communes qui ne construisent pas suffisamment de logements sociaux. À Antibes (Alpes-Maritimes), où les équipes de France Télévisions se sont rendues, les logements sociaux ne représentent que 12 % de l'ensemble des habitations de la commune, alors que la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) en exige 25 %. Ainsi, la commune s'est vu ainsi infliger une amende de 3 millions d'euros. "Aujourd'hui, dans notre plan local d'urbanisme, sur chaque bâtiment qui se construit, il y a 40 % de logements sociaux", déplore le maire LR Jean Leonetti.

Transférer le pouvoir aux préfets

Même situation à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), où l'amende grimpe jusqu'à 6 millions d'euros par an. La ville compte, elle aussi, moins de 15 % de logements sociaux. L'opposition dénonce une volonté de construire des bureaux. Le gouvernement menace de transférer la signature des permis de construire aux préfets. Une volonté que rejette la municipalité des Hauts-de-Seine. Alors que la loi SRU fête ses 20 ans, jamais un préfet n'a fait signer un projet de construction de logements sociaux.

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