Vidéo Des offres illégales de colocation pour femmes

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Sur internet, beaucoup d’annonces de colocation, recherchant uniquement des jeunes femmes, proposent un loyer faible voire inexistant, en échange de services. Ces derniers sont le plus souvent sexuels. Brut vous montre la face cachée de ces offres.
Brut.
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Sur internet, beaucoup d’annonces de colocation, recherchant uniquement des jeunes femmes, proposent un loyer faible voire inexistant, en échange de services. Ces derniers sont le plus souvent sexuels. Brut vous montre la face cachée de ces offres. 

Pour effacer une dernière fois toute ambiguïté, service en nature, il s’agit de sexe. Si vous n'aimez pas ça ou si vous êtes bloquée, ça ne va pas le faire.” Voici ce que peuvent recevoir les femmes en répondant à ces annonces. Ces offres de colocation sont au premier abord avantageuses, avec un loyer très faible pour une colocation. Derrière se cache tout autre chose : les locataires partagent la chambre avec les intéressées. “On peut considérer que ça ne correspond pas à l’exigence légale de décence, qui impose une surface minimale de location ou de colocation de 9 m2. Donc on peut considérer que le locataire doit avoir son propre espace, avec son propre lit, avec un système, éventuellement, de fermeture. Souvent, quand on contacte l’annonceur, on se rend compte que l’annonceur est un petit peu plus loquace et va proposer des services à connotation sexuelle”, explique Nadia Belaid, avocate.

Les peines encourues peuvent aller jusqu’à 7 ans de prison

Ce genre de demandes en échange d’un logement est une pratique illégale. “On peut parler par exemple de harcèlement sexuel, d’abus de faiblesse, même de prostitution voire de proxénétisme, et les peines encourues peuvent aller jusqu’à 7 ans de prison et 375 000 euros d’amende”, précise l’avocate. “J’incite fortement les victimes à les dénoncer, même s'il n'existe pas forcément de contrat, même si la preuve, elle est difficile à rapporter. Il y a des procédures pour dénoncer ce genre de pratiques, pour engager la responsabilité pénale des annonceurs”, conclut-elle.

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