Marseille : les plaies de la rue d'Aubagne sont toujours à vif

Tout juste un an après la catastrophe de la rue d'Aubagne, à Marseille (Bouches-du-Rhône), qui avait vu deux immeubles insalubres s'effondrer, causant huit morts, des habitants ont rendu hommage aux victimes, mardi 5 novembre. Le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin, quant à lui, n'était pas présent à la cérémonie.

France 3

Les flambeaux s'embrasent et le quartier de Noailles, à Marseille (Bouches-du-Rhône) plonge dans le silence, mardi 5 novembre. Nombreux sont ceux qui peinent à cacher leur émotion devant les portraits des huit victimes. Des visages parfois portés en étendard par leurs familles. Parmi les proches des disparus, Paul Blanc se tient en retrait de la foule. Lui qui a perdu sa sœur Marie trouve là un peu de réconfort.

Les pouvoirs publics pointés du doigt

Un an s'est écoulé depuis le drame de la rue d'Aubagne. Le 5 novembre 2018, deux immeubles insalubres s'effondrent, emportant huit habitants sous les gravats. La colère des riverains est à la mesure de leur douleur. Tous pointent du doigt l'inaction des autorités dans la lutte contre le mal-logement. Parmi les rares élus présents lors de cet hommage, la sénatrice des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali, est conspuée, sommée par la foule de quitter les lieux. Le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin, s'est volontairement tenu à l'écart de l'hommage populaire. Il a respecté une minute de silence depuis l'Hôtel de ville.

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Un immeuble est condamné à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 7 mars 2019. (TH?O GIACOMETTI / HANS LUCAS / AFP)