SNCF : le quotidien d'un conducteur de trains

France 2 a suivi Thierry Bochler, conducteur de TGV, au cours d'une journée type. L'occasion d'évoquer ses conditions de travail et la suppression du statut particulier des cheminots voulu par le gouvernement.

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Depuis 30 ans, il traverse les gares. Aujourd'hui, Thierry Bochler, conducteur de train, prend son service à 14 heures. Il est aux 35 heures, mais, selon les semaines, il peut s'absenter jusqu'à 90 heures. Ce jour-là, il va rallier Strasbourg (Bas-Rhin), à Nantes (Loire-Atlantique). L'homme aime son métier : dans tous ses postes, il a travaillé en horaires décalés. Pour lui, cela justifie les avantages dont il pourra bénéficier, le fameux statut des cheminots que le gouvernement entend supprimé pour les nouvelles recrues.

Une nuit sur deux hors de chez lui

En fin de carrière, un conducteur de TGV peut gagner jusqu'à 3500 euros nets par mois, mais Thierry en a assez d'entendre dire qu'il est un privilégié. 20 heures, arrivé à Nantes, le conducteur rejoint la résidence de la SNCF où il va dormir. Un soir sur deux, il n'est pas chez lui. Le lendemain matin, après un repos de 11 heures, il est de retour dans sa motrice pour revenir à Strasbourg. Demain, 22 mars, il sera en repos : il a prévu d'aller manifester aux côtés de ses collègues. 

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