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Grève des transports publics : "On ne doit pas être les victimes des politiques des uns et des autres", estime la CGT transports

Alors que les salariés et conducteurs des transports publics sont en grève ce vendredi, le responsable de la branche transports urbains à la fédération transports de la CGT, explique sur franceinfo les raisons du mouvement.

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Radio France
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A Lille, aucun bus ne circulait sur le réseau "urbain" et 17% des salariés Transpole étaient en grève, selon l'entreprise. (DENIS CHARLET / AFP)

Les salariés et conducteurs des transports publics sont en grève vendredi 20 octobre à l'appel de six organisations syndicales : 127 préavis de grève ont été déposés dans toute la France, du jamais vu depuis 1986. Les salariés réclament de meilleurs salaires, un treizième mois et la mise en place d'accords de branche pour ceux qui partent en retraiteJacky Albrand, responsable de la branche transports urbains à la fédération transports de la CGT, explique les raisons du mécontentement.

franceinfo : Que réclamez-vous ?

Jacky Albrand : Les actions menées le sont pour renforcer la convention collective et qu'on ne se retrouve pas les barrières d'ajustement à chaque fois qu'il y a un changement de délégataire, un renouvellement de contrat passé entre une entreprise de transport et la collectivité. On ne doit pas être les victimes, nous les salariés, des politiques des uns et des autres.

Que reprochez-vous aux politiques menées ?

On a connu une période un peu faste de développement des transports urbains, sauf que les politiques gouvernementales successives, notamment en termes d'austérité, on réduit considérablement les capacités financières des collectivités et aujourd'hui elles sont en recherche d'économie. Ils veulent aussi faire des économies sur le monde du transport, ce qui remet en cause l'offre offerte aux usagers et les acquis sociaux des salariés.

Pourquoi Paris n'est-elle pas dans le mouvement ?

Paris n'est pas directement concerné aujourd'hui, même s'ils souffrent des mêmes problématiques que nous, parce qu'ils ont un statut particulier. Il était difficile pour la RATP de mobiliser des salariés sur des revendications qui portent sur la convention collective nationale des transports publics urbains de voyageurs, qui ne les concerne pas directement. Pourtant, on échange régulièrement avec nos camarades de la RATP et on sait qu'ils souffrent des mêmes problématiques que nous.

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