Plan hôpitaux : "C'était une nécessité de répondre à l'ensemble des hôpitaux, ce qui est fait", estime Martin Hirsch

Le directeur général de l’AP-HP a réagi sur franceinfo au plan hôpital annoncé par le gouvernement. 

Martin Hirsch en décembre 2017. 
Martin Hirsch en décembre 2017.  (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

"C'était une nécessité de répondre à l'ensemble des hôpitaux, ce qui est fait", a réagi sur franceinfo Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris), après les annonces d'Edouard Philippe pour le plan hôpital.

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Une prime annuelle de 800 euros net sera attribuée de manière "pérenne" à quelque 40 000 infirmiers et aides-soignants vivant à Paris. Il fallait "reconnaître que dans l'ensemble des hôpitaux il y a un problème de coût de la vie pour tous les bas salaires qui travaillent à Paris et en région parisienne, a jugé Martin Hirsch. Se loger coûte plus cher, le coût de la vie est plus élevé et cela fait des décennies qu'il y avait une demande de reconnaissance. Non pas pour être privilégié par rapport aux autres, mais juste parce que la vie coûte beaucoup plus chère", a-t-il poursuivi, en précisant que cette prime était demandée "presque depuis la libération de Paris."

Les mesures annoncées vont s'appliquer vite, probablement au 1er janvier. "Cela va permettre de redémarrer et d'inverser complètement cette tendance qui fait déprimer toutes celles et tous ceux qui travaillent à l'hôpital", a estimé Martin Hirsch. "Tous les bas salaires, c'est-à-dire la moitié de l'hôpital, touche moins de 2 000 euros, vont voir leur fiche de paie s'améliorer", a-t-il assuré.