Ecoles, transports, Pôle emploi... Les perturbations attendues pour cette journée de grève

Pour défendre leurs revendications sur le pouvoir d'achat, la CGT et FO ont appelé à une mobilisation interprofessionnelle. Ils ont été rejoints par les syndicats Solidaires, FSU, Unef et UNL.

Des manifestants à Toulouse (Haute-Garonne) lors de la dernière journée de grève à l\'appel de la CGT et de FO, le 5 février 2019. 
Des manifestants à Toulouse (Haute-Garonne) lors de la dernière journée de grève à l'appel de la CGT et de FO, le 5 février 2019.  (ALAIN PITTON / NURPHOTO / AFP)

Ils n'ont pas participé au grand débat national, mais espèrent se faire entendre. La CGT et FO appellent à une journée de grève nationale, mardi 19 mars, pour faire valoir leurs revendications sur le pouvoir d'achat. Solidaires, la FSU, le syndicat d'étudiants l'Unef et de lycéens l'UNL ont également appelé à participer à cette mobilisation nationale interprofessionnelle qui touchera aussi bien le public que le privé afin d'"amplifier le mouvement social". Du côté des organisations politiques, le Parti communiste a également annoncé sa participation.

"Depuis plusieurs semaines, les questions de pouvoir d'achat, de justice fiscale, d'accès aux services publics sont clairement posées", affirme la CGT. "Nous ne voulons pas être spectateurs, ni caution de décisions qui pourraient être prises en matière sociale à l'issue du grand débat", a de son côté estimé Yves Veyrier, le secrétaire général de FO.

A Paris, les deux organisations appellent à manifester à partir de 13 heures entre le boulevard Saint-Michel et le Champ-de-Mars. Sans avancer de chiffres pour ce mardi, le numéro un de FO dit avoir de "très bons échos de la mobilisation", même si "cela aurait eu plus de force" avec la participation des autres syndicats, notamment la CFDT qui ne s'associe pas à cette journée. Franceinfo fait le point sur les perturbations attendues.

Dans les écoles : 4 professeurs sur 10 en grève dans le primaire 

La mobilisation devrait notamment être forte dans l'enseignement primaire où le principal syndicat, le Snuipp-FSU, s'attend à ce que quatre professeurs des écoles sur dix ne fassent pas classe.

Les enseignants "se sont saisis de cette journée pour protester contre l'orientation de la politique éducative", indique Francette Popineau, secrétaire générale du syndicat, dénonçant notamment le manque de moyens découlant de l'obligation de scolarisation à 3 ans votée dans le projet de loi "sur l'école de la confiance". Crèches, accueils périscolaires et cantines scolaires pourraient être aussi touchés selon les communes.

Dans les transports : trafic normal sur le réseau SNCF, quasi normal pour la RATP

Dans les transports, le trafic sera peu perturbé, selon les directions de la RATP et de la SCNF. Sur les trains, "il n'y aura aucun impact. Le trafic sera normal partout, y compris les TER (train express régional)", a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe ferroviaire. Du côté de la RATP, "le trafic sera quasi normal pour les bus et normal pour les métros, RER et tramways", a précisé un porte-parole de la régie.

Par ailleurs, plusieurs villes ont déjà indiqué que leurs services de transports publics seraient perturbés par la grève. C'est le cas à Strasbourg (Bas-Rhin) ou à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

Des perturbations à Pôle emploi 

Le personnel de Pôle emploi est appelé à se mettre en grève pour protester contre les suppressions de postes et "l'étatisation" du régime d'assurance-chômage. L'intersyndicale CGT, SNU, Solidaires et Unsa alerte sur les risques de suppression de près de 1 200 postes cette année au sein de l'agence, après la perte de 297 équivalents temps plein et de 1 400 contrats aidés en 2018.

Les syndicats disent craindre "des suppressions massives de postes pour 2020" et avec elles, "une dégradation du service rendu aux demandeurs d'emplois et aux employeurs". La nature des perturbations au sein des agences n'est pas encore connue.