Fusion des banques : le désarroi des petites communes

La Société générale a annoncé lundi 7 décembre sa fusion avec le Crédit du Nord. Ce phénomène de concentration s’accélère en France, avec 3 000 agences supprimées en dix ans. Certaines communes risquent de se retrouver dans des déserts bancaires. 

France 3

À Pont-Sainte-Maxence, dans l’Oise, les 12 000 habitants de la ville ont déjà vu plusieurs commerces fermer. Bientôt, c’est une banque qui baissera le rideau, la Société générale ou le Crédit du Nord : après la fusion, l’une des deux devra fermer. "Pour nos petits commerçants, c’est dommage […], certains ont souvent les cartes bleues qui déconnent, donc pouvoir retirer de l’argent à sa banque sans payer de frais supplémentaires, c’est toujours mieux", commente une habitante, tandis qu’une autre pense aux "populations âgées", pour qui il est plus difficile de se déplacer. 

Les mairies laissés pour compte 

À quelques kilomètres de là, à Nogent-sur-Oise (Oise), en moins de dix ans, presque toutes les banques sont parties les unes après les autres. Il n’en reste que deux, pour 20 000 habitants, et le maire, Jean-Francois Dardenne, n’a rien pu faire. Dans le quartier de la gare, plutôt commerçant, il était devenu impossible de retirer de l’argent. La mairie a donc installé un distributeur automatique, qui coûte entre 1 200 et 1 400 euros par mois. "Mais c’est un service qui est très utile à la population", reconnaît Jean-Francois Dardenne. En effet, 2 400 retraits ont été effectués durant le mois de novembre. 

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Une banque Société générale à Ouistreham, en Normandie, le 28 octobre 2019. 
Une banque Société générale à Ouistreham, en Normandie, le 28 octobre 2019.  (SAMEER AL-DOUMY / AFP)