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UBS condamnée pour harcèlement moral vis-à-vis d'une ancienne salariée

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FRANCE 3
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France Télévisions

Stéphanie Gibaud avait refusé de détruire des documents pouvant révéler l'existence d'un système d'évasion fiscale.

C'est un soulagement pour l'ancienne salariée d'UBS qui avait révélé l'affaire d'évasion fiscale de la société en 2008. Les Prud'hommes ont reconnu qu'elle avait été victime de harcèlement moral de la part de l'entreprise.

"Le fait que UBS soit reconnue là-dessus c'est énorme, notamment pour les lanceurs d'alerte qui sont derrière moi, parce qu'effectivement ça peut servir de jurisprudence", se réjouit Stéphanie Gibaud, au micro de France 3.

On lui demande de supprimer son disque dur

Les faits remontent au 25 juin 2008. Ce jour-là, la police perquisitionne les bureaux de la banque suisse. Ses supérieurs lui demandent alors de "détruire le contenu de (son) disque dur et le contenu de (ses) armoires d'archive". Ces derniers contenaient "les noms et prénoms de nos clients et de nos prospects rattachés à un chargé d'affaires en France, en Suisse", précise l'ancienne salariée.

Plus précisément, ces dossiers contiennent des preuves potentielles d'évasion fiscale. Stéphanie Gibaud refuse de les détruire et prévient les autorités françaises. C'est le début d'un bras de fer juridique et psychologique.
Sur la base de ses révélations, UBS est finalement mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale. Stéphane Gibaud, est quant à elle licenciée en 2012. Aujourd'hui, c'est une nouvelle victoire pour l'ancienne employée.

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