Le journaliste du "Figaro" Yves Thréard compare les "Panama Papers" à des listings de "gens qui ont le sida"

L'éditorialiste a finalement reconnu sur Twitter qu"évasion fiscale et sida n'ont rien à voir", avant d'exprimer ses regrets.

Le journaliste du \"Figaro\" Yves Thréard sur le plateau du \"Grand Journal\", sur Canal+, le 30 mars 2016.
Le journaliste du "Figaro" Yves Thréard sur le plateau du "Grand Journal", sur Canal+, le 30 mars 2016. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

"Cette société de la délation m'exaspère." Le directeur adjoint du Figaro, Yves Thréard, s'en est pris aux révélations des "Panama Papers", sur Public Sénat, mardi 5 avril.  Une centaine de journaux du monde entier ont divulgué des documents levant le voile sur un vaste système d'évasion fiscale impliquant des hauts responsables politiques, des sportifs ou des milliardaires.

L'éditorialiste a qualifié ces informations "de moraline médiatique où l'on jette des noms en pâture sans avoir même enquêté, qui ont évidemment été donnés par des services de renseignement américain", avant de poursuivre : "Demain, on va faire quoi ? Le listing des gens qui ont le sida ?"

"La dictature de la délation"

Ces déclarations ont aussitôt suscité de nombreux commentaires.

Face à ces réactions, Yves Thréard a tenté d'expliquer ses propos, avant d'exprimer des regrets.