Arrestation de Carlos Ghosn : la chute d'un grand patron

Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, est maintenu derrière les barreaux au Japon. Le gouvernement français, qui détient 15% du capital de Renault, tente de rassurer par la voix de Bruno Le Maire, diligentant un audit interne, tout en affirmant ne pas détenir d'information sur les charges qui pèsent sur lui.

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France 2

Les journalistes japonais font le siège de l'appartement parisien de Carlos Ghosn. Depuis une semaine, l'arrestation pour fraude fiscale d'un des patrons français les plus célèbres fait la une des médias nippons. Au Japon, sa réussite était admirée. Aujourd'hui, c'est la consternation. Lundi 19 novembre, Carlos Ghosn est arrêté. Des agents du procureur l'interrogent pendant trois heures à bord d'un jet privé. Le patron du groupe Renault-Nissan est accusé d'avoir dissimulé au fisc japonais l'équivalent de 62 millions d'euros. Aujourd'hui, il nie formellement toute accusation.

Maintenu en détention jusqu'à fin novembre

Carlos Ghosn est une icône au Japon, avec son propre manga. C'est par le dessin que les journalistes nippons décrivent son quotidien en prison : des conditions de détention spartiates, peu de nourriture, un matelas futon pliable et très peu de visites. Pour les besoins de l'enquête, Carlos Ghosn devrait rester derrière les barreaux au moins jusqu'à vendredi 30 novembre.

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Des gens passent devant un écran géant qui diffuse des images de Carlos Ghosn, patron de Renault-Nissan-Mitsubishi, à Tokto (Japon), le 20 novembre 2018.
Des gens passent devant un écran géant qui diffuse des images de Carlos Ghosn, patron de Renault-Nissan-Mitsubishi, à Tokto (Japon), le 20 novembre 2018. (TOSHIFUMI KITAMURA / AFP)