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Rattrapé par la hausse des salaires en Chine, H&M va délocaliser en Ethiopie

Le géant suédois du prêt-à-porter étend son réseau de fournisseurs, après avoir concentré 80% de sa production en Asie.

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France Télévisions
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L'entrée d'un magasin H&M à Pékin (Chine), le 4 juillet 2013. (GA LA / IMAGINECHINA / AFP)

Après l'Asie, H&M met le cap sur l'Afrique. Plus précisément, le géant suédois du prêt-à-porter étend son réseau de fournisseurs à l'Ethiopie. "Des commandes tests ont été passées auprès de fournisseurs locaux qui doivent bâtir des usines d'ici à la fin de l'année", affirme Le Figaro lundi 19 août. Mais Hennes & Mauritz ne sait pas encore combien de ces fournisseurs seront retenus et quand ces usines seront prêtes.

"Nous sommes une entreprise vaste et nous cherchons constamment de nouveaux marchés d'achat potentiels pour garantir que nous avons la capacité de livrer les produits dans tous les magasins", a expliqué une porte-parole du groupe, Camilla Emilsson-Falk. L'Ethiopie dispose d'un savoir-faire historique dans le textile, le cuir et la chaussure depuis l'invasion italienne en 1935, mais reste l'un des pays les plus pauvres du monde.

"Cette délocalisation vers les côtes africaines s'explique aussi par la flambée des salaires en Chine", affirme de son côté Le Figaro. Comme ses concurrents, H&M avait finalement trouvé des usines dans d'autres pays asiatiques, où le salaire mensuel minimum est de 37 dollars. Mais le groupe a été mis en cause au Bangladesh, après que l'effondrement d'un immeuble vétuste abritant des ateliers de fabrication de vêtements a coûté la vie à plus de 1 200 personnes.

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