Rachat de grandes entreprises par des étrangers : la France garde l'avantage

De nombreux fleurons de l'industrie française sont rachetés par des groupes étrangers. Magali Boissin, pour France 2 revient sur d'autres exemples qui ont marqué l'économie, ces dernières années.

FRANCE 2

L'entreprise Norbert Dentressangle, fleuron du transport français passe sous pavillon américain. Ce n'est pas un cas isolé. Pour Magali Boissin, "cela fait parfois polémique sur la scène politique comme le rachat de la branche Energie d'Alstom l'an dernier par l'Américain General Electric pour 12 milliards d'euros". Selon la journaliste de France 2, "on a également beaucoup parlé récemment de l'équipementier télécom Alcatel-Lucent qui a été racheté par le Finlandais Nokia, mais également du Club Med qui est passé en tout début d'année sous pavillon chinois".
Magali Boissin tient à préciser que l'inverse est aussi vrai. "Les entreprises françaises peuvent tout à fait changer de rôle et devenir des prédateurs plutôt que des proies". Elle cite l'exemple de "la société française de covoiturage BlaBlaCar qui vient d'avaler son concurrent allemand pour devenir, ensemble, le numéro 1 européen". Autre exemple, celui de SFR-Numéricable qui a racheté l'an dernier Portugal Télécom pour 7 milliards d'euros.

"Avantage à la France"

Tout cela ne constitue pas des exceptions. "Les Français ont racheté sur ces quatre dernières années, 2 417 entreprises étrangères pour 200 milliards d'euros. Dans le même temps, les sociétés étrangères ont racheté 1 559 entreprises françaises pour 150 milliards d'euros. Le bilan est très clair : avantage à la France", conclut Magali Boissin.

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Le logo d\'Alstom au siège du groupe à Levallois-Perret, le 27 avril 2014.
Le logo d'Alstom au siège du groupe à Levallois-Perret, le 27 avril 2014. (PATRICK KOVARIK / AFP)