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Alstom : l'Etat entre dans le capital à hauteur de 20% et choisit General Electric

La France a finalement préféré l'offre de l'entreprise américaine, et annonce la constitution d'une coentreprise "dans la vapeur et le nucléaire".

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France Télévisions
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Arnaud Montebourg, lors de la 12e édition de Planète PME à Paris, le 19 juin 2014. (ERIC PIERMONT / AFP)

L'Etat va entrer au capital d'Alstom à hauteur de 20%, et former une alliance avec General Electric, a annoncé Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, vendredi 20 juin. L'exécutif a préféré cette solution à la proposition des concurrents Siemens et Mitsubishi Heavy Industries, mais pose tout de même ses conditions.

Arnaud Montebourg annonce ainsi la constitution d'une "coentreprise spécifique dans la vapeur et le nucléaire", où la répartition de capital sera de 50-50. Cette alliance est "garantie par l'arrivée de l'Etat aux commandes d'Alstom", via le rachat des deux tiers de la participation de Bouygues, qui permettra à la France d'exercer une "vigilance patriotique", explique le ministre de l'Economie.

La menace de "pénalités financières" pour GE

Au rang des autres conditions, Arnaud Montebourg souligne que GE pourra se voir appliquer des "pénalités financières" si l'américain ne tient pas sa promesse de créer 1 000 emplois en France. "C'est une victoire pour Alstom, un succès pour la France et une réussite indéniable pour le retour de l'Etat dans l'économie", conclut Arnaud Montebourg.

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