Onze repreneurs potentiels pour Doux

Selon les syndicats du groupe agroalimentaire, onze sociétés auraient déposé des offres de reprise pour sauver le volailler en grande difficulté. 

Onze entreprises se sont portées candidates pour reprendre le volailler de Châteaulin (Finistère), en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2012.
Onze entreprises se sont portées candidates pour reprendre le volailler de Châteaulin (Finistère), en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2012. (FRED TANNEAU / AFP)

Selon les syndicats du groupe agroalimentaire Doux, en redressement judiciaire depuis le 1er juin, onze entreprises ont déposé des dossiers de reprise auprès de l'administrateur judiciaire. Ils l'ont annoncé à l'issue d'une réunion du comité central d'entreprise vendredi 6 juillet.

Parmi elles, LDC (Loué, Le Gaulois, Marie…), Tilly-Sabco, la Financière Turenne-Lafayette (William Saurin, Madrange, Paul Prédault…) et un consortium menée par Sofiprotéol (Lesieur…). Mais les syndicats s'élèvent d'ores et déjà contre ce qu'ils considèrent comme le prélude à un démantèlement de Doux. "Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et ne participe pas à ça", a déclaré Joseph d'Angelo, secrétaire de la fédération CGT de l'agroalimentaire, qui redoute la fermeture de plusieurs sites. 

Audience décisive dans la semaine du 23 juillet

De son côté, la famille Doux prépare un "plan de continuation" de l'activité du volailler, selon un porte-parole du groupe. "L'ensemble des solutions proposées doit maintenant être analysé", a expliqué le porte-parole. L'audience décisive sera fixée par le tribunal de commerce de Quimper dans la semaine du 23 juillet.

Jeudi, les propositions déposées avaient été jugées insuffisantes. L'administrateur judiciaire avait alors fait état de sept propositions et le ministère du Redressement productif avait estimé que "le compte n'y [était] pas".