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Le transporteur MoryGlobal, ex-Mory Ducros, placé en redressement judiciaire

L'entreprise, qui emploie 2 200 salariés dans 50 agences en France, dispose d'une période d'observation de six mois.

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Le site du transporteur Mory Global, à Portes-lès-Valence (Drôme), le 7 février 2015.  (CHRISTOPHE ESTASSY / CITIZENSIDE / AFP)

Plus d'un an après le dépôt de bilan de Mory Ducros et sa reprise partielle, le transporteur de colis a été placé, mardi 10 février, en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis), avec une période d'observation de six mois.

L'entreprise, devenue depuis MoryGlobal qui emploie 2 200 salariés dans 50 agences en France, était née il y a un an sur les cendres de Mory Ducros au prix d'un plan de 2 800 suppressions de postes, présenté par le fonds Arcole industries, son propriétaire et également repreneur. Mais, malgré cette reprise, les difficultés financières persistent.

Le tribunal aurait pu prononcer la liquidation directe de l'entreprise. Il fera un point sur la situation de l'entreprise le 7 avril. L'annonce d'une période de redressement a donc été accueillie avec soulagement par les délégués syndicaux et représentants du comité d'entreprise (CE). Six mois, "c'est une bouffée d'oxygène pour la société, estime Michel Ariba, délégué FO. Nos clients peuvent nous remettre leurs colis, l'entreprise est en marche. On traverse une mauvaise passe mais on va se redresser."

"L'actionnaire actuel n'a jamais rien fait pour nous"

"Nous allons pouvoir continuer à essayer de sortir notre société de ce mauvais pas, ça ouvre des perspectives extrêmement importantes pour 2 200 personnes", a réagi Lucien Datchy (CFDT), représentant du CE. Pour Jean-Pierre Bizon (CFTC), cette décision va permettre de "tout de suite rassurer les salariés. On espère retrouver rapidement un actionnaire pour remonter la pente. L'actionnaire actuel n'a jamais rien fait pour nous. C'est à cause de lui qu'on est là."

Vendredi, le groupe Arcole avait, lui, pointé la responsabilité des syndicats. Dans son communiqué, l'entreprise incriminait, d'une part, l'absence d'accord sur le plan social négocié il y a un an, lors de la reprise de la société. Ce refus a "eu pour conséquence la réintégration de plus de 200 salariés protégés et a créé un climat d'incertitude sur la reprise, avec un impact financier colossal pour MoryGlobal", affirmait l'actionnaire.

Selon Le FigaroMoryGlobal doit faire face, pour 2014, à une perte nette de 40 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 330 millions d'euros.

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