Cet article date de plus de sept ans.

Goodyear Amiens-Nord : Maurice Taylor dénonce un "kidnapping" commis par des "mabouls"

Le PDG de Titan, candidat à la reprise du site, réagit à la séquestration de deux cadres de l'usine par des salariés.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un salarié manifeste devant le site de Goodyear Amiens-Nord (Somme), le 5 décembre 2013. (DENIS CHARLET / AFP)

"Aux Etats-Unis, on appellerait ça un kidnapping." Le patron de Titan, Maurice Taylor, candidat à une reprise partielle de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, n'en revient pas. Il a réagi sur RTL et Europe 1, mardi 7 janvier, à la séquestration de deux dirigeants de l'usine par des salariés. "Mon dieu, ils sont mabouls. On devrait rentrer et faire arrêter ces pirates. Mais ils ne vont pas le faire, parce que c'est comme ça en France", s'est-il exclamé.

"Aux Etats-Unis, ces gens seraient arrêtés et poursuivis. C'est un crime très sérieux, vous risquez la prison à vie. Mais en France, votre gouvernement ne fait rien, ça paraît fou", s'indigne Maurice Taylor, qui s'en était déjà pris aux "timbrés" de la CGT de Goodyear Amiens-Nord. "S'ils pensent qu'ils sont si intelligents, c'est fou. Les retenir en otage ? Mais enfin, soyez sérieux !" Selon Maurice Taylor, retenir les dirigeants du site ne changera rien pour les salariés.

"Selon la loi française, si Goodyear abandonne son plan et que quelqu'un veut racheter l'usine, il sera obligé de réembaucher tous ces gens, c'est complètement stupide", estime Maurice Taylor, qui propose, lui de ne réembaucher que 333 salariés du site, qui en compte 1 173. "Je suis désolé pour Goodyear, mais je pense qu’ils n’investiront plus un sou à l’avenir", a-t-il conclu.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.