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General Motors devient le deuxième actionnaire de PSA

Le constructeur automobile français et son homologue américain ont annoncé leur alliance, mercredi. GM va prendre 7% du capital de PSA en investissant un milliard d'euros dans le groupe.

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Les logos de Peugeot et de General Motors, groupes automobiles partenaires depuis le 29 février 2012. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le mariage était dans l'air, il est désormais officiel. PSA Peugeot Citroën et General Motors ont annoncé, mercredi 29 février, la création d'une alliance stratégique dans un communiqué commun. Elle prévoit des coopérations industrielles et une augmentation de capital d'un milliard d'euros du groupe français. L'américain GM deviendra le deuxième actionnaire de PSA, à hauteur de 7%.

Après l'échec, en 2010, de l'alliance avec le japonais Mitsubishi, le constructeur français a enfin trouvé un partenaire adéquat pour atteindre son objectif : se développer à l'international. "Forte du soutien de notre actionnaire historique et de l'entrée d'un nouvel actionnaire prestigieux au capital de PSA Peugeot Citroën, toute l'entreprise est mobilisée pour tirer rapidement le plein bénéfice de cette alliance", a ainsi déclaré Philippe Varin, président du directoire de PSA. Les synergies sont estimées à "environ 2 milliards par an d'ici à cinq ans".

La CGT s'inquiète des conséquences sociales de l'accord

Dans la première phase du partenariat, PSA et GM se concentreront sur les voitures de petite et moyenne taille, les monospaces et les crossovers. Les premiers véhicules issus d'une plateforme commune seront commercialisés à partir de 2016, ont précisé les deux nouveaux partenaires. "Chacune des deux entreprises continuera cependant à commercialiser ses voitures de façon indépendante et concurrentielle", ont néanmoins précisé les deux groupes dans leur communiqué commun.

Sur le plan social, la mention par Philippe Varin de "surcapacités en Europe" a de quoi inquiéter les syndicats. Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, s'est voulu rassurant. "Je me suis assuré auprès de Philippe Varin, président du directoire de PSA, que ce partenariat sera favorable à l'emploi et à la présence en France de PSA", a-t-il indiqué, jugeant cet accord "comme une bonne nouvelle pour notre industrie automobile et pour ses salariés".

La CGT n'est pas de cet avis. "Chacun a en tête des rapprochements d'entreprises qui ont amené la chasse aux 'doublons' et la perte de milliers d'emplois", s'alarme le syndicat dans un communiqué. La marque Opel, propriété de General Motors et qui a "produit des véhicules sur les mêmes gammes que PSA", concentre les inquiétudes. 

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