Ces boss qui mériteraient de prendre la porte

Manque d'innovation, résultats calamiteux... Le magazine économique "Forbes" dresse le palmarès des cinq plus mauvais PDG de grandes entreprises américaines. Avec, en tête, celui de Microsoft.

Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer, est en tête de ce top 5 des mauvais patrons.
Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer, est en tête de ce top 5 des mauvais patrons. (FREDERIC J. BROWN / AFP)

C'est un palmarès dans lequel il vaut mieux ne pas figurer. Au terme d'une semaine "riche en boulettes pour les PDG", le magazine économique américain Forbes dresse la liste de cinq patrons qui "devraient déjà avoir été virés". FTVi revient sur ce top 5 inédit (article en anglais).

n°5 : John Chambers, Cisco Systems 

Aux commandes du groupe informatique depuis 1995, John Chambers est, selon Forbes, responsable des nombreuses crises qui secouent le groupe ces dernières années. Depuis 2001, l'action est passée de 70 à 17 dollars. Le magazine juge que John Chambers est aujourd'hui à bout de souffle, "incapable d'innover, de lancer et de développer de nouveaux marchés".

n°4 : Jeffrey Immelt, General Electric (GE)

Forbes n'est pas tendre avec le bilan du PDG de GE : l'action du groupe n'a cessé de baisser depuis qu'il est aux commandes, passant de 60 à 19 dollars entre 2000 et 2012, relève le magazine. Il reproche au PDG de s'être seulement occupé de l'intendance de son entreprise, sans chercher à innover et à lancer son groupe sur de nouveaux marchés.

n°3 : Mike Duke, Walmart

A la tête du plus grand distributeur mondial depuis 2009, Mike Duke est épinglé pour les pratiques "à la limite de la légalité" du PDG pour conquérir de nouveaux marchés à l'international. Forbes reproche également à Walmart de ne pas explorer les pistes de l'e-commerce et des livraisons à toute heure, des chantiers cruciaux pour le secteur de la grande distribution.

n°2 : Edward Lampert, Sears Holadings

Le PDG du troisième groupe de distribution aux Etats-Unis se voit purement et simplement accusé d'avoir "détruit" son entreprise, dont l'action est passée de 170 à 30 dollars entre 2007 et 2012.

n°1 : Steve Ballmer, Microsoft

Le successeur de Bill Gates, à la tête du géant informatique depuis 2000, est sanctionné pour s'être laissé dépasser par Apple, en se lançant tardivement sur les nouveaux marchés des smartphones, des tablettes et de la musique en ligne. Le PDG de Microsoft se voit également reprocher le lancement tardif de Windows Vista.