Bridgestone : un "accord de méthode" a été signé pour discuter de "scénarios alternatifs à la fermeture", selon Agnès Pannier-Runacher

"La direction est en train de s'organiser dans un processus de négociation", s'est félicitée la ministre déléguée à l'Industrie. La fermeture de cette usine du Pas-de-Calais a été annoncée mercredi par le groupe japonais.

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L'usine Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais), le 17 septembre 2020.  (SYLVAIN LEFEVRE / HANS LUCAS / AFP)

La direction de Bridgestone et les représentants du personnel de l'usine de Béthune (Pas-de-Calais) ont signé un "accord de méthode" permettant de discuter pendant cinq mois de "scénarios alternatifs à la fermeture" annoncée mercredi par le géant japonais du pneumatique, a affirmé la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, pendant "Le Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, dimanche 20 septembre.

"La direction est en train de s'organiser dans un processus de négociation", s'est-elle félicitée, estimant que "cinq mois, ça rend les choses possibles". "Le dialogue social est essentiel, il doit être fondé sur la confiance", a-t-elle ajouté. Le site emploie 863 personnes.

Une "annonce brutale" 

La ministre a toutefois fustigé la méthode adoptée jusqu'ici par la direction de Bridgestone. "Ce qui est inadmissible (...) c'est de ne pas avoir ouvert la discussion en amont de cette annonce brutale", a-t-elle jugé. "On savait que l'usine était en perte de vitesse" et les autorités avaient convié "la direction de Bridgestone à la table de discussions pour justement regarder comment on pouvait regagner de la productivité, de la compétitivité".

Elle a par ailleurs exclu que l'Etat entre au capital de l'entreprise, une "fausse solution" qui, selon elle, ne "résout rien". "Le cœur du sujet, c'est d'avoir un projet industriel qui tienne la route", estime-t-elle. 

Xavier Bertrand "complice" du sort de l'usine, selon le RN

Le porte-parole du Rassemblement national (RN) Sébastien Chenu a quant à lui accusé, dimanche, le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, d'être "complice" du sort de l'usine. 

"Ou bien Xavier Bertrand ne savait pas que Bridgestone allait fermer, et c'est très grave parce que les ouvriers le savaient, et alors il est déconnecté, ou il le savait et il est complice", a affirmé Sébastien Chenu, par ailleurs élu des Hauts-de-France, lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

Xavier Bertrand a assuré pour sa part sur Europe 1 avoir alerté depuis plusieurs mois sur les risques entourant ce site.

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