Alstom : le PDG d’Alstom confirme l’arrêt de la production

Le PDG d'Alstom a réaffirmé mardi, via un communiqué aux employés, son intention de transférer une partie des activités du site de Belfort vers celui de Reichshoffen (Bas-Rhin). "Le site de Belfort se concentrerait sur les activités de service et leur développement", est-il précisé.

Henri Poupart-Lafarge, le PDG du groupe Alstom, le 11 mai 2016, lors d\'une conférence de presse, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). 
Henri Poupart-Lafarge, le PDG du groupe Alstom, le 11 mai 2016, lors d'une conférence de presse, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).  (MAXPPP)

Le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, a réaffirmé mardi, via un communiqué aux employés dont France Bleu Belfort-Montbéliard a eu copie, son intention de transférer une partie des activités du site de Belfort vers celui de Reichshoffen (Bas-Rhin), malgré l'intervention des pouvoirs publics.

"Nous sommes tous profondément attachés à ce site. Malheureusement, il est aujourd’hui au centre des difficultés que rencontre le ferroviaire français. Comme vous le savez, l’activité de Belfort repose sur la production de locomotives (fret et passagers) et de motrices TGV. Aucune locomotive n’a été commandée depuis plus de 10 ans à Alstom en France", a expliqué Henri Poupart-Lafarge dans ce communiqué.

La production des motrices TGV, non assurée après 2018, est au rythme le plus bas de son histoireHenri Poupart-LafargePDG d'Alstom

"Nous avons maintenu une production à Belfort aussi longtemps que nous l’avons pu et aussi longtemps que nous pouvions espérer que la perte d’activité ne soit que conjoncturelle. Alstom s’est battu pour décrocher des marchés à l'international (…). Malgré les efforts de tous, il apparaît aujourd’hui impossible d’assurer un avenir pérenne pour les activités du site de Belfort."

L'activité locomotives et motrices doit être transférée dans le Bas-Rhin d'ici deux ans. "Le site de Belfort se concentrerait sur les activités de service et leur développement", a précisé le PDG d'Alstom dans son courrier au personnel. 

Le groupe promet d'accompagner les salariés qui ne souhaiteraient ou ne pourraient pas déménager, notamment par des formations ou des reconversions professionnelles. Et le PDG d'expliquer dans son courrier que : "D’ici à 2018, Alstom mettra tout en œuvre pour qu’il n’y ait pas de départs contraints."