Fusion Alstom-Siemens : la Commission européenne a déjà retoqué d'autres projets de mariage

Bruxelles est en mesure de refuser la fusion entre les deux entreprises, comme elle l'a déjà fait en certaines (rares) occasions.

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La Commission européenne va-t-elle bloquer la naissance d'un champion industriel, fruit de la fusion Alstom-Siemens ? En tout cas elle peut. "Le souvenir le plus cuisant pour la France, c'est quand Schneider a voulu racheter Legrand en 2001, pour faire un champion européen de l'équipement électrique. Veto de la Commission. L'entreprise fait un recours, six ans plus tard la justice européenne donne tort à la Commission. Mais le mal est fait",  rappelle le journaliste de France 2 Jean-Paul Chapel.

Seulement 27 refus

"Autre échec en 2000 quand le Français Pechiney, spécialiste de l'aluminium, veut racheter son concurrent canadien Alcan. Ça bloque. le paradoxe c'est que quelques années plus tard, c'est le Canadien qui finit par racheter le Français", raconte le journaliste, qui précise que sur 6 700 fusions, la Commission européenne n'en a refusé que 27.

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Le site d\'Alstom à Belfort en octobre 2016.
Le site d'Alstom à Belfort en octobre 2016. (SEBASTIEN BOZON / AFP)