Abattoirs Gad : le plan de continuation validé, 889 emplois supprimés

Une liquidation judiciaire aurait entraîné la suppression des 1 700 postes du groupe en France. 

Devant le site de Lampaul-Guimiliau (Finistère) des abattoirs Gad, le 10 octobre 2013. 
Devant le site de Lampaul-Guimiliau (Finistère) des abattoirs Gad, le 10 octobre 2013.  (FRED TANNEAU / AFP)

Le verdict est tombé. Le tribunal de commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine) a validé, vendredi 11 octobre, le plan de continuation de la société bretonne d'abattage et de découpe de porcs Gad SAS, entraînant la suppression de 889 postes. Le tribunal a finalement rejeté la liquidation judiciaire, qui aurait provoqué la suppression des 1 700 postes du groupe.

Gad SAS, en redressement judiciaire depuis février, avait présenté mercredi son plan de continuation. Il prévoit la fermeture d'un des deux abattoirs de la société, celui de Lampaul-Guimiliau (Finistère). Gad SAS envisage aussi de fermer son atelier de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, environ 60 salariés) et le siège du groupe (50 salariés) près de Morlaix (Finistère).

"Inégal et injuste" pour les salariés

"Même si ça fait des mois qu'on s'y prépare, c'est quand même dur à encaisser, a réagi, à Lampaul-Guimiliau, Olivier Le Bras (FO), représentant du personnel. Quand je vois tous ces gens que je connais pratiquement tous un par un, je dis qu'ils ne méritent vraiment pas ça. C'est vraiment inégal et injuste ce qui nous arrive.". A Lampaul, plusieurs centaines de salariés ont formé une chaîne humaine avec des élus. Ils ont aussi observé une minute de silence et ont brandi de petites croix blanches en plastique.

C. COLLINET / M. GUILCHER / R. GURGAND / N. LIBERATORE - FRANCE 3 BRETAGNE

"C'est une satisfaction car le plan permet d'éviter la fermeture totale de l'entreprise et de préserver 1 000 emplois", principalement sur l'abattoir de Josselin (Morbihan), a déclaré l'avocat de Gad SAS. Déficitaire depuis 2008, le groupe Gad a accusé 20 millions d'euros de pertes en 2012, en raison notamment d'une baisse de la production porcine française dans un contexte de forte concurrence internationale. L'abattoir de Lampaul-Guimiliau a ainsi connu une baisse d'activité de l'ordre de 10% en 2012 et celui de Josselin un recul de 4,45%.