A quoi ressemble le conseil d'administration d'une entreprise du CAC 40 ?

Rémunération, parité, profil type... Grâce à son étude publiée mardi, le cabinet de conseil Spencer Stuart livre un tableau précis des instances dirigeantes des plus grandes sociétés françaises cotées en Bourse.

Le patron de Publicis, Maurice Lévy, le 5 juin 2014 à Caen (Calvados).
Le patron de Publicis, Maurice Lévy, le 5 juin 2014 à Caen (Calvados). (ERIC PIERMONT / AFP)

Le cabinet de conseil Spencer Stuart a réalisé une revue d'effectifs des conseils d'administration (CA) des entreprises du CAC 40. Son étude, publiée mardi 9 septembre, s'intéresse à leur composition et à la rémunération des dirigeants, en se fondant notamment sur les dernières assemblées générales.

Des salaires très élevés pour les grands patrons

Avec une rémunération annuelle de 4,5 millions d'euros, Maurice Lévy, à la tête de Publicis, est le patron le mieux rémunéré devant celui de l'Oréal Jean-Paul Agon (4 millions d'euros), de LVMH Bernard Arnault (3,9 millions) et de Total Christophe de Margerie (3,5 millions).

Parmi les "moins bien payés" du CAC 40, figure sans surprise le patron d'EDF Henri Proglio avec 450 000 euros, une somme qui constitue le plafond pour la rémunération fixe annuelle des "mandataires sociaux" des entreprises publiques.

Toujours plus de femmes

En dehors de la rémunération, l'étude s'attarde sur la composition des CA qui accueillent toujours plus de femmes, lesquelles détiennent un peu moins d'un tiers des sièges (31%) au 30 juin. Désormais, elles occupent 173 sièges sur un total de 553 dans les CA.

La parité est, en revanche, presque respectée pour les nouveaux entrants (40) avec 18 femmes. Seul bémol, la progression du nombre de femmes, qui a presque doublé en cinq ans, ralentit, avec +10,2% en 2014 contre +15,5% en 2013 et +12,5% en 2012.

Toutes les sociétés du CAC 40 ont au moins une femme dans leur conseil d'administration, mais seules cinq ont atteint le quota de 40%, à savoir Kering, Legrand, Publicis, Société générale et Technip. Parmi les mauvais élèves, qui sont en dessous du quota de 20%, figurent Airbus, ArcelorMittal et Renault. Les CA les moins féminisés sont ceux de sociétés plutôt industrielles, relève l'étude.

Mais surtout des hommes sexagénaires 

Malgré certaines évolutions, le profil type de l'administrateur reste un homme français de plus de 60 ans et sortant des mêmes écoles : 35% des patrons sortent de Polytechnique ou de l'ENA, voire des deux.

Les conseils d'administration français ont, par ailleurs, la particularité d'être très ouverts à l'international, avec 31% de non-Français, contre 29% l'année précédente, la proportion d'anglo-saxons augmentant.