Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 12,6% au 1er octobre, annonce le régulateur de l'énergie

Ces tarifs réglementés de vente de gaz naturel (TRVG) concernent environ 3 millions de clients résidentiels, dont 2,77 millions chez Engie. 

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Les tarifs réglementés du gaz vont de nouveau augmenter au 1er octobre 2021. (ERIC PIERMONT / AFP)

Les tarifs réglementés de vente de gaz naturel (TRVG) vont de nouveau augmenter de 12,6% au 1er octobre, annonce la Commission de régulation de l'énergie, lundi 27 septembre. Cela concerne environ 3 millions de "consommateurs résidentiels", dont 2,77 millions chez Engie. Ainsi, au 1er octobre, "le montant de la facture TTC d'un ménage chauffé au gaz et disposant d'un contrat au TRVG d'Engie, est en moyenne de 1 482 euros par an", souligne la CRE. Cela représente une hausse de 29% depuis le 1er janvier 2019 et de 44% depuis le 1er janvier 2020.

Ces tarifs réglementés, remis à jour chaque mois, ont connu une série de fortes hausses récemment. Ils ont encore augmenté de 8,7% au 1er septembre, après plus de 5% en août et près de 10% en juillet. Hors taxe, la hausse est de 13,9% et, dans le détail, de 4,5% pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 9,1% pour ceux qui ont un double usage (cuisson et eau chaude), et de 14,3% pour les foyers qui se chauffent au gaz, détaille la Commission. En revanche, "plus de la moitié des consommateurs résidentiels ont pris des contrats en offre de marché à prix fixe sur plusieurs années et ne sont pas concernés à court terme par cette hausse."

Hausse historique des prix sur le marché mondial

"Cette évolution résulte de la hausse, historique, des prix du gaz sur le marché mondial qui se répercute sur les coûts d'approvisionnement du fournisseur de gaz Engie", poursuit le régulateur. "La France ne dispose pas de gaz sur son territoire et importe 99% de sa consommation de gaz naturel", rappelle la CRE. Le pays est donc exposé aux variations des prix de marchés européens et mondiaux.

Plusieurs facteurs expliquent cette flambée des cours : un marché du gaz naturel liquéfié (GNL) tendu, avec une offre limitée en Europe, des niveaux de stockages européens au plus bas depuis des années et la modération des exportations russes en raison de l'incendie cet été du gazoduc Yamal-Europe, un des deux canaux de distribution du gaz russe vers l'UE.

Face à la forte hausse des prix du gaz – mais aussi potentiellement de l'électricité l'an prochain – le gouvernement a récemment annoncé que près de six millions de ménages modestes bénéficieraient d'un chèque exceptionnel de 100 euros en décembre.

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