Budget 2023 : une équation impossible à tenir pour les maires ?

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Budget 2023 : une équation impossible à tenir pour les maires ?
Article rédigé par
C.Méral, C.Arnold, A.Girault-Carlier, A.Husser, O.Gardette, C.Brunet, S.Fel, J.Cohen-Olivieri - France 2
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Les villes et collectivités locales vont devoir se serrer la ceinture, a annoncé le gouvernement, lundi 26 septembre. L'État exige que leurs dépenses augmentent moins que l'inflation. 

Le gouvernement impose aux communes de limiter leurs dépenses sous le niveau de l'inflation, sous peine de sanctions. À Colmar (Haut-Rhin), tous les bus roulent au gaz, moins polluant. La facture explose néanmoins : de 300 000 euros en 2022, à 2 millions à venir en 2023. Le maire (LR), Eric Straumann, refuse d'augmenter le prix du billet, mais envisage de réduire la fréquence. "Lorsque l'on voit l'évolution du prix du gaz, on ne pourra pas maintenir le service toute la journée dans les mêmes conditions qu'actuellement", argumente-t-il. 

Des sanctions pour les mauvais élèves

La hausse des dépenses a été fixée à 3,8% au maximum, pour 2023. C'est moins que la hausse des prix. Le ciel s'assombrit également à Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise. La piscine découverte et chauffée à 29 °C fermera de novembre à mars. Le bassin intérieur passera lui de 28 °C à 26 °C. "C'est la première fois depuis que je suis élu que je vais diminuer les services publics de proximité", déplore Jean-Paul Jeandon, le maire (PS) de la commune. Il n'a cependant pas le choix. Les communes peu vertueuses n'auraient plus droit aux subventions d'investissement de l'État. À Cergy-Pontoise, la ville compte sur 1,5 million d'euros de dotations pour rénover une vieille place. Sans subvention, l'élu devra renoncer à améliorer l'espace. 

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