Vidéo Revenu d'engagement pour la jeunesse : "Pas un RSA jeune, pas un salaire mais un contrat donnant-donnant", explique Sarah El Haïry

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L'engagement pour offrir un avenir à la jeunesse d'un pays, c'est "la mère des batailles" et "ça coûtera ce que ça coûtera", lance la secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de l'Engagement.

"La mère de toutes les batailles, c'est l'accès à l'emploi, l'insertion économique, et l'insertion sociale", a martelé dimanche 12 septembre sur franceinfo, Sarah El Haïry, la secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de l'Engagement, alors que Jean Castex, le Premier ministre est revenu mercredi sur la création d'un "revenu d'engagement" annoncé mi-juillet par Emmanuel Macron pour accompagner les jeunes les plus en difficultés.

"Ça coûtera ce que ça coûtera", a insisté Sarah El Haïry. "C'est un investissement pour ce qu'on a de plus précieux dans notre pays, à la hauteur de l'importance qu'on met dans notre jeunesse. Ce sont des sommes colossales, on parle de plus d'un milliard d'euros. On a déjà investi dix milliards d'euros dans le plan '1 jeune 1 solution', pour accompagner la jeunesse pendant cette crise", rappelle la secrétaire d'État.

"Quand on a entre 16 et 30 ans, pour une partie de la jeunesse, on a besoin d'aide. Un million de jeunes n'ont ni emploi ni formation."

Sarah El Haïry, la secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de l'Engagement

à franceinfo

"On ne veut pas laisser la jeunesse sombrer dans la solitude ou la précarité. Le revenu d'engagement, c'est un accompagnement personnalisé. Chaque enfant de France qui en aura besoin pourra y accéder parce qu'il y a évidemment une aide financière qui sera versée. Autour de 500 euros par mois", estime Sarah El Haïry.

Pas un RSA jeune

Pour autant, le revenu d'engagement n'est pas un "RSA jeune : ce n'est pas un salaire, c'est une indemnité qui permet de passer à l'étape deux, à savoir une formation ou un emploi. Notre philosophie c'est de permettre à chacun de trouver sa place dans la société", insiste la secrétaire d'État. "C'est un contrat donnant-donnant. Il y a plusieurs types de formes d'engagement. Ils sont en cours d'arbitrage. Ça pourrait être un engagement dans une structure associative, dans une collectivité. Ça sera le retour dans une formation. Ça sera un contrat de travail pour découvrir des métiers qui recrutent aujourd'hui."

"Depuis un an que je suis au gouvernement, j'ai fait une centaine de déplacements. C'est pareil partout : des entreprises qui ont envie de recruter, des formations qui ne sont pas adéquates par rapport aux territoires. Des jeunes qui galèrent pour certains. Notre job, c'est de faire que ça fonctionne", professe-t-elle. "Quand on a entre 16 et 30 ans, c'est quoi les grandes galères ? Pas le permis, pas de logement, pas les parents pour être garants. Parfois pas l'information, pour savoir qu'on peut faire un apprentissage ou pas. Mais il y a des gens qui sont capables de vous aider parce que dans notre pays il y a plein d'aides, et on a de quoi en être fier", conclut la secrétaire d'Etat.

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