Grève des routiers : le mouvement contrecarré par les forces de l'ordre

Les routiers étaient aujourd'hui mobilisés pour protester contre les ordonnances Macron, avec des opérations de blocage des dépôts de carburant. Une quarantaine de sites était concernée à midi. 

Voir la vidéo
FRANCE 3

4h30 ce matin à Caen (Calvados), le petit local de la CGT transports s'agite doucement. Pour leur première journée de mobilisation, ils sont une trentaine de routiers à s'être réunis. Leur objectif : une opération de blocage du périphérique. "C'est pas un blocage total de la circulation. C'est un blocage des poids lourds, tout ce qui est véhicule doit passer", prévient un délégué CGT. Parmi les personnes réunies, Jean-Louis Delaunay. Le syndicaliste CGT est un habitué des actions de grève. Il sait que ce début de mobilisation est décisif. "On n'est pas des délinquants, on est juste là pour sauver notre travail et les conditions futures de notre travail. Parce qu'avec les ordonnances Macron, on va avoir des gros soucis non seulement dans le transport, mais pour tous les salariés", explique-t-il.

Les routiers forcés à renoncer

Sur le périphérique, les routiers grévistes tentent d'installer leur barrage. Pas vraiment au goût de la police déjà présente sur place. Très vite, le face-à-face devient tendu, proche de dégénérer. Les routiers trop peu nombreux finissent par renoncer pour se rabattre sur un dépôt de carburant, un point stratégique. Les camions-citernes sortent au compte-gouttes. Une vingtaine d'entre eux restent bloqués sur le bord de la route. Maigre consolation, mais le mouvement devrait reprendre plus fort dès demain matin.

Le JT
Les autres sujets du JT
Photo d\'illustration d\'une manifestation des routiers.
Photo d'illustration d'une manifestation des routiers. (MAXPPP)