Salaires : les fonctionnaires bénéficieront dès le 1er juillet d'une hausse de 3,5% de la valeur du point d'indice

Le ministère de la Fonction publique a confirmé mardi le dégel du point d'indice des fonctionnaires.

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France Télévisions
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Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, répond aux journalistes dans la cour de l'Elysée, à Paris, le 21 juin 2022. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Du changement sur la fiche de paie des fonctionnaires. Le salaire des 5,7 millions d'agents publics va être revalorisé de 3,5% dès le 1er juillet, a annoncé le ministère de la Fonction publique à l'AFP, mardi 28 juin. Ces 3,5%, qui constituent selon le ministère la plus forte hausse en pourcentage depuis trente-sept ans, "s'additionnent" à l'augmentation moyenne de 1,5% constatée chaque année sur les traitements des fonctionnaires et contractuels.

Grâce à la mesure, "plus aucun agent" ne sera rémunéré au niveau du Smic dès le 1er juillet, a assuré le ministère, alors que la reprise de l'inflation avait précipité près de 700 000 agents dans cette situation.

Alors que l'inflation a atteint 5,2% sur un an en mai selon l'Insee, les services du ministre Stanislas Guerini insistent sur la complémentarité de ces augmentations "naturelles" et du dégel de 3,5% du point d'indice, le mécanisme qui sert de base au calcul de la rémunération des agents publics.

Concrètement, cette revalorisation se verra sur la fiche de paie des agents publics au mois de juillet ou au mois d'août avec effet rétroactif pour le mois de juillet, a précisé l'entourage de Stanislas Guerini. Le premier dégel du point d'indice depuis février 2017 représentera un coût total de 7,5 milliards d'euros, réparti entre l'Etat et les collectivités, selon le ministère.

"Un premier pas non négligeable"

Si l'augmentation de 3,5% consentie rompt avec une décennie pauvre en mesures salariales générales, le syndicat CGT des agents de l'Etat a immédiatement jugé qu'elle "ne permet pas de stabiliser le pouvoir d'achat de millions d'agents" publics. "Pour nous, le minimum est (une augmentation) de 10% avec rétroactivité au 1er janvier 2022 et indexation à l'inflation", a fait valoir Céline Verzeletti, co-secrétaire générale de l'UFSE-CGT. 

"Les mesures annoncées aujourd'hui sont un premier pas, non négligeable. Une hausse de la valeur du point d'indice de 3,5% est inédite", a salué pour sa part la CFDT Fonctions publiques. "Mais le contexte d'inflation est tout aussi inédit", a d'emblée tempéré Mylène Jacquot, la secrétaire générale du deuxième syndicat de la fonction publique.

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